‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 225 sur 257 · J. Haller, I · texte numérisé non relu

J. Haller, I

2. [17 juillet 1434] : « Inteso la proposta de nostri Signori délia domanda del Santo Padre, consigliano unitamente tutti che, se compiaccia alla sua Beatitudine de maiidare in Basilea al Concilio une o due de loro cittadini, corne più piacera alla sua Santità, rimanendo la electione délie persone alla loro niagnifica Sif,''noria ea loro hon[orevoli] coll[eghi] ; ma parebbeci più tosto cittadini secolari che prelati. » (Arch. d'État de Florence, Consulle e pniliche, 52, fol. 168 v.)

3. Brefs du 2S juillet 1 43» adressés au doge François Foscaro (Arch du Vat., Reg. 366, fol. 7 r" et V).

LE CONClLi: AUrSE DE SA VICTOIRE ^0."

Bàle, au contraire, voulaient sen prévaloir. Ilcunux de la réconciliation, ils Tétaient certainement, mais surtout heureux de leur victoire, qui mettait le pape dans leur dépendance, et dont ils se promettaient de tirer tout le parti possible. On ne devait pas tarder à s en apercevoir.

Quand Eugène IV voulut rappeler des employés de la Chancellerie apostolique, scriptores ou abréviateurs, incorporés au concile, on se récria que ces officiers étaient indispensables à Bàle, et l'on se plaignit que le pape cherchât, par des voies indirectes, à désorganiser le synode '.

Si, par hasard, les Grimaldi, au cours d'un proci's soutenu contre l'évéque de Grasse, avaient l'audace d'en appeler du concile au pape, on s'indignait de cette insulte à la suprématie conciliaire, on en rendait responsable la doctrine pernicieuse de l'encyclique Deus novit, que le procureur de la foi n'avait pas renoncé à poursuivre, et les appelants eux-mêmes eussent été arrêtés s'ils ne se fussent esquivés à temps (avril li34) ~. Cette difficulté, soulevée déjà Tannée précédente, donna Tidée de renouveler de vieux décrets rendus contre les appelants, en 451 et en HiG, dans . les conciles de Chalcédoine et de Tolède •^. On s'arrêta, du moins, au parti d'annuler par lettres synodales tous semblables appels dans le passé et dans l'avenir, ainsi que toutes les procédures qui s'en seraient ensuivies, et Ton chargea quatre commissaires d'agir énergiquement contre les délinquants ( 3 novembre 1435) '♦. Il eût semblé logique de décider que, par contre, le concile ne recevrait pas les appels interjetés des sentences de Rome : mais une seule des députations semble avoir été de cet avis. Trois, au contraire, réclamèrent un décret solennel consa-

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