‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 41 sur 257 · lean de Uafîuse. p. 18. lï · texte numérisé non relu

lean de Uafîuse. p. 18. lï

.'5. ^'(•rs ce moment, un courrier porteur de brefs lui expédié i)ar le pape à .lean de Rochetaillée Arch. du \'at.,/7i/r. et exil., 382, fol. i;5.} v° .

1. .lean de Rajruse, p. 17-51, 35 ; François Tomazzi. loc. cit. : Mansi. XXN'III. 1070; XXIX r.-lO.

5. Représentant de ce ^"-ronije siennois qui s'intitulait « nation italienne» v. plus haut, p. 31 .

dépourvus de mandats (juaul à la (juestioii particulière mise en délibération, n'avaient pas laissé d'assister à l'orageux débat '. Jean Martinez de Contreras, archevêque de Tolède 2, voulut bien consentir au choix de Bâle en tant que primat d'Espagne, mais non entant que président de la « nation espagnole », qu'il aurait eu besoin de consulter.

Sous ces réserves, le choix de Bàle fut considéré comme acquis, et le pape s'y résigna, s'il ne l'inspira pas.

Martin V, a-t-on dit •', s'accommodait d'une ville allemande par peur d'être obligé d'accepter une ville française, sachant bien que les Français étaient, plus que les Allemands, hostiles à la cour de Rome. 11 se peut. Mais aussi ne faut-il pas ajouter qu'ayant présentes à la mémoire les mésaventures de Jean XXIII, le pape se souvenait des vains efforts de ce pontife pour échapper à l'étreinte de l'Empire, pour chercher un refuge dans les états de Bourgogne ? Autant il eût craint de s'avancer jusqu'à Avignon ou à Lvon, autant il eût redouté de retourner à Constance. Ce qui lui fît accepter Bàle, c'est peut-être le voisinage des terres de Philippe le Bon : la position géographique de cette ville libre lui parut propre à garantir l'indépendance d'une assemblée et, le cas échéant, à faciliter la retraite d'un souverain pontife ^.

1. Procès-verbal du 19 février 1 i24 : " Dictis tamen Nicolao S. Donati et Petro Alfonsii abbatibus pro tune expressenon conseutientibus. » (Bibl. Laurentiennc, ms. Strozzi 33, fol. 8 ; Bibl. Vaticane, ms. lat. Vat. 4184, fol. 27 v°.) En éditant ce procès-verbal, Mansi (XXIX, 6) a omis de transcrire ici le mot essentiel non.

2. J'ai dit (plus haut, p. 50, note 3; que Martin V lui avaitadrcssc des recommandations spéciales. Deux jours avant, le 17 février, les Siennois écrivaient au cardinal Carillo : « Sentimus quod dominus archiepiscopus ToUetanus post paucos dies discedere intendit prêter opinionem nostram et fidem datam... Quare supplicamus ut velit [vestra Magnificentia] operari ita quod remaneat usque ad agendorum consumniationem in nostri Communis complacentiam sinyularcm. » (Arch. d'État de Sienne, Copia letlere del Concisloro, n° 1623.)

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