‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 42 sur 257 · Hefele, XI · texte numérisé non relu

Hefele, XI

4. Le 10 avril 1424, Martin V écrivit aux consuls et à la communauté de Bâle que ses présidents, d'accord avec les prélats et gens bien intentionnés, ayant désigné leur ville comme siège du prochain concile, il avait lui-même ratifié ce choix, que justifiaient l'intégrité de leur foi, la maturité de leur jugement, leur sagesse, leur gravité, et surtout les sentiments singulièrement dévoués qu'ils nourrissaient à l'égard du saint siège et de sa personne. Il exprimait la conviction

CHOIX DE I,A VILLE DE RALE oO

En fixant le sièg-e du prochain synode, présidents et délégués jugèrent utile de protester que le concile, loin de se dissoudre, allait continuer ses travaux et procéder à la réforme. Pure comédie, d'ailleurs, qui ne fit illusion à personne!

Déjà les autorités siennoises. alarmées par la tenue de cette réunion insolite, sur le but de laquelle elles n'avaient pu, disaient-elles, se renseigner ', mais (jui. elles n'en doutaient pas, tendait à la dissolution, décidaient de s'opposer de force au départ des pères. A la garde de chacune des portes furent préposés deux bourgeois : ils avaient défense de laisser sortir aucun étranger non muni dun laissez-passer du consistoire -. Pour justifier cettecontrainte, on alléguait de méchants prétextes : le besoin de s'assurer que les suppôts ne partaient pas sans la permission du concile ; l'intérêt des fournisseurs et des propriétaires qui craignaient d'être lésés. La vérité est qu'on voulait mettre obstacle à la dissolution. Les Siennois déclaraient entre eux que la fixation du lieu de Bàle manquait de valeur juridique, et ils parlaient de « conjurer les scandales qu'une telle tentative « pouvait produire en l'Eglise de Dieu^ ».

que la conduite des Bàlois répondrait à son espoir. Il les exhortait principalement à se bien comporter à l'égard de Rome et du clerj^é ; c'était le meilleur moyen, disail-il, d'assurer le succès ilu concile : « lloniines reddetis propler bonas actiones vestras ad veniendum ad ipsum Concilium promptiores. » (Arch. du Vat., Reg. 359, fol. 177 r\]

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