Rey. 371, fol. 'Jlfi v
2. V. notamment, à la date dti 25 novembre, un payement de 60 florins « pr<i .IV. capsis vin-elonum niissorum ad magnifioum et strenuum capitaneum Nicolanm de Fortebrachiis in campum contra Prefectum » ( Arch. d'Etat de Rome, Tesorn ponleficio, Mandati, 1430-.'î4. fol. •î-'î v° ; cf. .Vrcli. du Val., Inir. et exit., 390. fol. 52 Y").
3. Un sauf-conduit fut pourtant expédié à Jacques de Vico le 15 décembre 1131
(Reçj. 371. fol. 135 r").
l. Les pères de Bàle avaient déjà c^)nnaissance de la maladie du pape, (juand ils rédigèrent leurs instructions à Jean Heaupère (J. llaller. Concil. Basil.. U. 519), le 14 septembre [Moniiin. Concil., l, 106).
5. Infessura, p. 28; Platina. Vifa Eiuj.IV. L'annaliste de Korllne se prononce pas sur la nature du mal Mural.. XIX. 901).
MAl.ADli; 1)1 l'Al'i; I 1 1
semaines, ses jours en danger. Il lui en resla de l'hémiplég-ie sur Id'il cl sur le l)ras droits '.
Dans cet état d iiilirniité, de soulïVances. de déchéance, combien devait lui [)araitre inaccessible et éloiji^née cette contrée d"Allema<^nc où les pères de Sienne avaieni eu la mauvaise inspiration (le relég'uer le concile !
Il convient d'ajouter que, de la rég'ion rhénane, lui parvenaient, en même temps que le grondenuMit de la tempête hussite, d'autres iu>uvelles fort décourageantes.
Entre les deux partis ennemis de TAng-leterre et de la France, l'apaisement ne se faisait toujours point, — la meilleure preuve en est le bûcher qui venait de s'allumer k Rouen (30 mai), — et cette lutte séculaire avait alors son contre-coup jusque dans le voisina<je de Hàle. Frédéric, duc d'Autriche, allié du roi de France, en venait aux mains avec Philippe le Bon, duc de Bourg^ogne, allié du roi d'Ang-leterre.
Ce n'était que l'exécution d'un traité conclu l'année précédente avec Charles VII, aux termes duquel le duc d'Autriche dev.iit ciivover une armée en Alsace avant le 25 juin 1431 -. Eirectivement. dès le mois de mai, un seig^neur de son parti,
1. .1. de Ségovie (Moniim, Concil., II, 32, 380). —L'examen des rcfcislresdc suppliques iiKinfro cpiEuffcno fui hors d'ctal d'écrire durant l'automne de I VM
U. Arnold, lieperloriiun (/erninnicinn, l'onlificat EiKjens IV. t. I, Herliu, is'.iT. iii-S", p. xvn). C'est le cardinal Orsini qui souscrivit à sa place les deux bulles du 12 novembre dont il sera question plus loin {Moniim. Concil., II, 09, 72). I,o 20 du" même mois, Philippe-Marie Visconti prévoyait (jue le roi des Uomains jiourrait bien ne plus trouver Fuj^'èue IV en vie. ■< per l'iidirniilà qualc se dice che ha »
r)sio, III, il). \'ers la fin de I 132, le cardinal Casanova taisait encore allusion à la maladie du pape qui l'empêchait de songer au voyag:e de llâle (Bibl. nat.. ms. lat. I ii2, l'id. 20 r'i. Le 1 avril I 'i-y.\. ou i-onsta(ait à Hàle ((ue. d'après le i'ap|)ort des médecins, rempccliemcnl alléj^ué par le i>apc était pci-péluel, ou du moins de nature àse prolonger longtemps (Ainpliss. coll.. N'III. Ml). Enfin, en 1138, Jean Bcaupère apiilitpuiit au ])ape celle parole cmpi-untéc au prophète Zacharie (xi. 17 : « O pasteiu-. ô idule. ((ui abaniloune le lrou|)i'au ! L'épée tondiera sur son bras et sur son (eil droit: son bras deviendra tout sec. et son œil droit s'obscurcira et sera couvertde ténèbres. " Os signes, ajoutait-il. apparurent dans Kugèue dès la première année de son pontificat, et, bien qu'il se soit un peu remis, il eu reste des tiaces ]f()uinn. Concil.. III. 120 .
2. A. dllei-bome/.. Le Iniilc de l'i-IO avec le duc ilWiiliirhc. dans Revue îles ijuesl. Iiist.. .\XX1, 1S82, p. 113, 416.
112 EUGÈNE IV KT t.lî C0M;I1.E IMO llALK
Petermann de Morimont, avait commencé par jeler en cul de basse-fosse, dans le pays de Montbéliard, divers messaj^ers bourj^uig^nons ([ue les démarches des gens de Bâle ne parvinrent pas à faire remettre en liberté'. Cet attentat et l'envoi des
1. Sur cet incident, demeuré oljscur jusqu'à présent, la lelli-e suivante de labbé de Vézelay aux gens du Conseil de Boulogne résidant à Dijon (lîàle, 1" juin [1431]) jette beaucoup de lumière. On y voit (pie l'attentat de Petermann de Morimont est antérieur au 20 mai, que le chapelain de l'abbé de Vézelay et son compagnon lurent seuls i-emis en liberté dès le 30, que neuf autres Bourguignons demeurèrent prisonniers, trois dans la « fosse .. du château de Pleujouse, six dans une localité inconnue : " N'ous plaise savoir que. il y eust dimenchc .viij. jours que on me dit qu'on avoit prins les serviteurs de Mgr entre Monlbeliart et Lille, lesquelz venoient de devers lui et s'en aloienl en Bourgongne. Pour quoy,le lundi au matin ensuivant, je menay ung des ambassadeurs de l'Université de Paris A ceul\ du Conseil de ceste ville ; et pour ce que je savoye bien que le coureur esloit l'ung des prisonniers, et qui pourtoit lettres à M. le Chancelier de par ledit Mgr, par le quel j'escripvoye des nouvelles touchant le Concilie et aussi à M. de Clugny par son serviteur qui y estoit, nous requisnies aux diz du Consel, sans nommer'ame, comment lesdiz prisonniers emportoient lettres faisant mencion dudit Concilie, que y vousissent remédier, ad ce que lesditz prisonniers l'eussent rendus, et aussi ilz feroient très grant plaisir audit Mgr. Lesquelz incontinent envoyèrent au.x bailliz des ducs d'Autcriche et de Montbeliart et aussi à Piètre de Morismont, qui les avoit prins, en escripvant audit Piètre qui les delivrast et aux dessusditz bailliz qui feissent diligence de les faire délivrer. Le jeudi au matin après ensuivant, je receus une lettre de Montbeliart contenant comment ledit Piètre avoit prins mon chapellain et ung autre avec lui, lesquez venoient de Bourgongne, et furent prins tout en une heure avec les autres, et que le coureur lui avoit dit. El incontinent jeretournay audit Conseil de ceste ville, et leur di; lesquelz cscrivirent audit Piètre plus expressément que par avant, et à Mgr de Balle, qui lui escript aussi sur ce. Et aussi fci-gemoy audit Mgr de Balle, qui estoit à une sienne forteresse apellée Delemont, assés près de la forteresse où estoient lesdiz prisonniers apellée Plugeuse. J-e quel mondit s- de Balle vint dimenchc passé en ceste ville pour ceste cause, ainsi comme il me dit: et aussi fit le dessusdit bailli d'Auteriche ; aux quelx je rcquiz qu'ils feissent délivrer lesdiz prisonniers. Et, mecredi passé, le seigneur de Bamestain m'amena en mon hostel en ceste ville mondit chapellain et son compaignon, aux qvielz on restitua tout ce que on leur avoit prins, jusques à une maille près inrhisirc. et furent bien traictées durant la demeure quilz firent ou dit chastel; mais les autres demourerent en la fosse jusques au jour que ledit coureur en parti: auqucljour les .vj. des dessusditz furent menés autre part on ne scet où, et les trois autres demourerent en ladite fosse : entre lesquelx estoit le serviteur dudit M. de Clugny. Et de puis av tousjours parlé à t-eulx de ceste ville pour eulx. Et. ce soir, nng chevalier nommé mcssire Ariionl de Boupart me conseilla que je parlasse audit s' de Bamestain qu'il fit tant quileust lesdilz prisonniers devers lui jusques à la journée qui se doit tenir à Mnntbeliarl. Lequel au jourduy j'en ai prié qui les amenast en ceste ville en pleigant ung chascun deux pour tous eulx. Le(iuel m'a respondu que, tout ce qu'il en pourra faire pour l'onneur dudit Mgr, il fera, et m'en rendra response dedens lundi qui vient, combien qui lui semble que ledit Piètre n'en fera rians, s'il n'ont causion bourgoise... Aflin que je seussc mieulx qui seroit expédient de faire pour lesdits prisonniers, j'ay ouvertes les lettres de
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lettres de défi de Frédéric, que Charles VII se charg-ea lui-même do faire parvenir à leur adi-esse ', enlevèrenl toute chance de réussite aux tentatives de conciliation : une conlérence tenue le !'*> juin ne servit (|u'à constater l'impossibilité d'une entente-. La situation empira \ ite ; cai-, j)resc[ue au même moment, un capitaine bourguignon [)erpélrait un acte de violence infiniment plus grave, dont \c gouvernement de Pliilippe le Hon déclina vainement la responsabilité ' : avant le 25 juin, Antoine de Vergy .s'emparait nuitamment, par escalade, de Bell'ort, massacrait la garnison, mettait la ville au pillage, incendiait le pays ''. Aussitôt, à l'exemple de Frédéric d'Autriche, deux cent
Mgr 1 evosciue el di- ceiilx de cesto \ illc el celles du bailli de Montbcliart ciu'ilz escripveni à M. le ("liancelier el à vous. Mais, ad ee ([ue je puis apperoevoiipar la teneur de celles, il sera bien dificille de ravoir lesdilz prisonniers, se ledit Piètre n'est contenté de ce qui lui est deu par ledit Mgr, maismenient sil n'a esté compris es abstinences. Les((uelles se j'eusse venez, j'en eusse parlé plus fermement. Kl pour einpcselier guerre sur les païs de Mgr parde(,'a. il sera 1res e.xpedieiit de contenter lui et les autres à celle journée qui doit estre audit lieu de Montbeliart : car, à ee qu'il semble, il on grant envye de faire plaisir à Mgr, mais quilz soient contentés. Kt on dit que le duc d'.Xuteriche a granf euvye de deffier ledit Mgr et d'eu\ oyer gens d'armes pardeça contre lui, et dit on qu'il a jà envoyé si-s lettres (le (icfliance scellées j)our les mettre à exécution après ladicte S. Jehan... .. Arch. d.- la Cnt<--d'Or, lî 11912, n- 121., Cf. Monmn. Concil., I. 91; Concil. liasil., II. 12.