d'IIerbomez. p. 423, 42 J
2. A cette conféi-ence de Montbéliard, Jean de Neufchàtel, seigneur de .Montaigu, et les autres conseillers de Philippe le Bon étaient autorisés à conclure de longues trêves, par exemple, de la din-ée d'un an (Bibl. de Dijon, nis. 956. fol. 29- 32 ; mais les attentats récents rendirent tout accord impossible. Au départ, les Bourguignons n'osèrent s'aventurer sans escorte dans un pays qui, jusqu'à l'Ilesur-le-Doubs. était occupé, disait-on, par des troupes allemandes 'Arch. de la- Cote-d'Or. B l(it7, fol. 60 Vi. Cf. une lettre des consuls de Bàle au chancelier Uolin //u'J., B 119 i2. n" 143 his).
3. Lettre adressée aux ambassadeurs de l'Université de Paris à Bàle par le chancelier Boliu Antun.25juin : " Quanquam pro parle dicti doniini mei diicis Burgundie nichil ex titerit contra predictastreugas, i|)sis durantibus, atteuqitaluin : nani. respeclti cap! innis opidi Bellefortis. de ((ua dicte littcre vestre mentionem faciuiil. hue l'aetuni extitit |)ro guerra et noniine domini nostri Uegis. et non iKiiiiitif scu lie maii(iati) \ el consensu dicti d(jmini mei ducis Burgundie. nec factoces a(l\oa\it seu advoare intendit. » Ihid.. n" 143.
1. Détails fournis par .lean Joull'ioy dans un éloge de Philippe le Hou pi-ononcé devant le pape Pie H Kervyn de Letlenhove. (Chroniques relatives ù l'his- Inire de In IteUjitiiie sons la ilominalion des ducs de liourffoçfne. Textes lutins. II. I li . Lenlè\ement et le pillage de Belfort en juin 1431 st)nt |)assés soussilence l)ar les historiens locaux même les ])lus l'écents (voir, par exenqjle, A.Pai)uchon. yotice sur lliisloire militaire de ISet/'nrl, Belfort. 1889, in-S". p. 7. et Henry
Le Pape el le Concile. b
quarante-lulit de ses vassaux adressèrent leur défi à Philippe le Bon '. Nouveau succès d'Antoine de Vergv, cette fois à Dannemarie, entre Belfort et Altkirch. Il est question de certaine église où s'étaient l'éfugiés des gens de pied autrichiens, dont Aergy s'empara api'ès trois jours de siège, et d'un massacre où auraient péri 3.000 hommes, fenmies ou enfants ''. Cette horrible guerre se déroulait dans la région d'Alsace la plus voisine de Bàle. Elle fermait la route aux pères qui eussent voulu se rendre dans cette dernière ville, aux marchands qui devaient l'approvisionner : plus de ravitaillement, plus de sécurité, plus de concile possible '^ !
Dans cette détresse, les gens de Bàle — j'entends non seulement les magistrats, mais le légat et les premiers pères arrivés en vue du synode — multiplièrent démarches, prières, avertissements. On s'adressa au chancelier de Bourgogne 4, à Frédéric, à son bailli, à plusieurs de ses lieutenants, au roi des Romains Sigismond, pour le supplier d'intervenir, à un ambassadeur de Charles VII et à Charles VII lui-même, pour obtenir qu'il autorisât son allié à déposer les armes. Ce dernier fut menacé
Bardy. Élude historique sur Belfort aux XV" et XVI" siècles, dans le Bulletin de la Société Belfortaine d'éinuLition, 1898, p. 109). M. A. d'Hei-bomcz (p. 125) luimême ne les meulionnait qu'avec quelques réserves, en laisanl observer que cet événement n'était relaté par aucun autre chroniqueur: mais j'ai retrouvé dans deux lettres du chancelier Rolin, du 23 juin 1431, la pleine confirmation du récit de Joudroy : la récente conférence de Montbéliard avait échoué par suite de l'attentat de Petermann de ÏSIorimont. « ac deinde viceversa captionis opidi Bellefortie et depredationis inhabitantium » (Arch. de la Cùte-dOr, B Il9i2, n» 143); et on y avait soulevé la question de l'indemnité à payer pour l'incendie de la ville, « taxa redemptiouis incendii de opido Belliforli » [ihid., n" 151).