‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 75 sur 257 · î. Ilallcr. Concil. BnsiL. II · texte numérisé non relu

î. Ilallcr. Concil. BnsiL. II

2. \'. une dos iiiillcs du 12 noveiiibr»' 1 1;U Moniiin. Concil., II, "O;.

.$. Iiislniclioiip à Jean (^eparoUi ihid., p. 137 . C'est à peu près ce que ilil aussi le cardinal Orsini, le 29 Janvier 1 IS'i ihid.. p. 330). — .lean Beaupère. de retour à Hàle. se défendit d'avoir parlé de la sorte (J. Haller, I, 28j). 1. \'. plus haut, p. 100 et 11*).

120 El'GÈNK IV ET LE CONCILE DE UALE

le cas où il s'v trouverait un nombre de prélats suffisant. En somme, aucun acte d'Eugène n'avait expressément confirmé les pouvoirs de président conférés à Çesarini sous Martin V, pouvoirs qui se trouvaient périmés par suite de la mort de ce pape. C'est ce qu'on objecta, à Bàle, le 6 août, aux deux remplaçants du légat, et je devine l'embarras dans lequel les jeta cette observation fort juste. Jean de Palomar et Jean de Rag-use se récrièrent qu'on soulevait une difficulté inutile ; ils vantèrent la sainteté d'Eup-ène, son zèle pour le bien de l'Église, ses dispositions connues à l'éoard du concile; ils invoquèrent le témoignage de Gesarini et de Sigismond; ils alléguèrent je ne sais quel message oral transmis de la part du pape au légat ; enfin ils se référèrent aux lettres qui seules faisaient foi, mais se gardèrent bien de les produire, et pour cause. Il s'agissait de lettres closes, dirent-ils, non destinées à la publicité K Ces lettres contenaient, en réalité, l'aveu delà forte répugnance du pape à maintenir définitivement le rendez-vous de Bàle. Quel effet eût produit surtout la lecture d'une ^ autre lettre écrite, au même moment, au nom d'Eugène IV, par un de ses confidents, Christophe de San Marcello, évêquedeCervia ? « Faites à Bàle tout ce qui peut y être fait, conseillait ce per- « sonnage au légat ; et que le reste soit renvoyé au prochain r( concile, dans dix ans ' ! » On n'eût pas manqué de dire qu'Eugène se résignait, comme sept ans auparavant s'était résio-né Martin V, à l'avortement du synode. Et, de fait, si l'on se reporte à une lettre qu'Eugène IV adressa au duc de Bretagne le 6 juillet suivant, on ne peut s'empêcher d'être frappé du silence qu'il garde au sujet du concile : la réforme du clergé dont il entretient le duc Jexn V est une œuvre qu'il paraît vouloir entreprendre k lui seul, et l'une de ses phrases semble même avoir pour but de mettre le prince en garde contre ceux qui médite-

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