‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 81 sur 257 · PREMIEH GRIEF DU PAPE CONTKE LES PÈRES · texte numérisé non relu

PREMIEH GRIEF DU PAPE CONTKE LES PÈRES

Jusqu'alors les ecclésiastiques rassemblés à Bàle avaient saisi toutes les occasions de prôner sa sainteté, d'exalter son zèle. Ils comparaient à la venue de l'anode Gabriel l'avènement de Gabriel Condolmario, et le nom d'iùigène leur présageait une «i^énération heureuse due à la collaboration du pape et du conciK' '. A ce moment même, ils prolitaienl de l'envoi d'ime nouvelle and)assade - pour complimenter le souverain pontife sur sa convalescence ; ils le remerciaient de leur avoir donné comme président un homme de la valeur de Cesarini ; ils le priaient de leur écrire quelquefois, de leur témoig;ner de la bienveillance, de les encoura|^er, de les diriger, surtout là où l'honneur et l'intérêt de Rome étaient en jeu. < Il sera nécessaire, disaient-ils, que le « pape aide continuellement rassemblée de ses conseils. » Et cette dernière protestation devait écarter toute méfiance : <( Ici, (( chacun nourrit à l'égard de Sa Sainteté les sentiments constants « et sincères qui conviennent à des fils dévoués, à de fidèles ser- « viteurs -^ »

Si respectueux et si soumis (ju'ils se montrassent à l'égard du saint -siège, les pères venaient pourtant d'accomj)lir une démarche (jui, quand elle fut connue du pape, l'indisposa singulièrement. Désespérant de vaincre les Hussites par les armes, ils invitèrent ceux-ci à venir discuter leurs doctrines k Bàle (lo octobre). l'Aigène IV, épouvanté, vit aussitôt remises en question les condamnations portées contre l'hérésie bohémienne. Cette audience illégale et anti-canonique accordée par un synode à des

1. Jean de llayuse, p. 79, 100 : .1. Hallor. Concil. A'.i.s//.. 11, Jl'J, 550.

2. Celle tie Jacques de Sirk et de Tlioinas Fieiie. dont Jean de Ség-ox-ie Monuni. Concil., II, A'-i) place le départ au coninicnccnient du mois de décembre, et cpii lra\ersèient Milan avant le 11 de ce mois, comme il résulte d'une lettre du roi des Romains (Hihl. nat.. ms. lai. 157,), fol. 29 \ " : Mansi. XXIX, ,)83) . Le notaire Pierre Bruiiel, par conséquent, se trompe quand il fixe leur départ au 31 décembre [Concil. finsil., II, 21). lia induit en erreur, non seulement Cecconi, mais M. J. Ilaller lui-même, qui a cru devoir corrifjrer en 28 tlécembre la date du 2.s uoveniiire inscrite en tète des instructions de Jacques de Sirk et de Tiionias Fiene (ihid.. p. .').")ô .

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