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nis, cl dans 'aoo auli'es districts ils en ('lurenl la moitié. Ils devenaient ainsi le groupe dirigeant dans les assemblées. Sur 1 3.024 délégués, ils en possédaient 6.204, c'est-à-dire 48 p. 100, tandis que les pavsans nVn pouvaient avoir que 5.iji. c'est-àdire 4" P- 'ot** et la p(»pulation urbaine i .G4(), ou 12 p.
On voit il quel point ces chilTres sont hors de proportion avec l'importance numérique des classes, si on se rappelle que les 48 p. 100 des délégués nobles étaient envoyés par un groupe de propriétaires qui ne comptait pas plus de 480.000 membres, dont un quart composé de nobl.es et un dixième avant droit de vote. D'un autre côté, les 4o p. 100 formés par les délégués des paysans repi'ésentaient 22.400.000 c«)ntribuables, propriétaires collectifs des communautés villageoises, et les 12 p. 100 formés par les délégués des villes représentaient environ 3 millions d'habitants màlos. Ce qui, en chiffres ronds, donnerait, pour la première classe : un délégué pour huit électeurs, nobles le plus souvent et choisis parmi 80 propriétaires de toute catégorie; pour les villes, un délégué pour 1.800 habitants màles et. pour les paysans, un délégué pour4.3oo contribuables. Les intérêts de la noblesse n'avaient donc pas été négligés par les réformateurs et son influence sur l'activité des zemslvos fut décisive. Naturellement, dans certaines questions, comme par exemple pour la taxe locale, elle ne manqua jamais duser de son influence au profit de sa classe ; néanmoins, la tendance sénérale des zemstvos était, comme on le verra bientôt, libérale et, même, en matière de taxe, ils soutinrent souvent un impôt progressif sur le revenu. Les conservateurs ne tardèrent pas à croire que ce libéralisme était imputable au mode d'élection. Ils ne manquèrent pas de dire que la tendance de réunir dans les mêmes assemblées différentes classes sociales et de les constituer en zemstvos était l'acheminement vers les principes de la Révolution française. Ils crevaient enrayer le mal en rétablissant la représentation stricte par classe, avec lentière prépondérance de lancienne classe dirigeante, c'est-à-dire de la petite noblesse. Un plus grand nombre de représentants de la petite noblesse devait forcément, pensaient-ils. changer le libéralisme des conseils en une sorte
CHISE RUSSE
de nationalisme conservateur. Ainsi, par un nouveau statut de i8qo, le nombre des électeurs et de leurs représentants (ut diminué ; le nombre d'électeurs qui avait été autrefois de ^26.71 4 les pavsans exceptés, fut réduit l\ 80.000, dont 35. 000 nobles.
Les électeurs qui n'étaient point nobles avaient été exclus autant que possible ; un certain nombre de votes furent transférés des paysans aux propriétaires agraires, et les marécbaux de la noblesse du district devinrent membres des assemblées de droit.
La nouvelle composition des assemblées du district était alors la suivante :
Représentants des propriétaires agraires (37,1 p. 100 au lieu de
48 p. 100: I représentant pris dans 6,4 électeurs) 5.433
Représentants des villes (i3,3 p. 100; i représentant pris parmi
36 propriétaires de maisons). 1.2-3
Représentants des communautés des villages 2.817
La représentation était donc devenue encore plus artificielle et le choix des délégués de la noblesse s'était avili, les places étant plus nombreuses que les candidats. De plus, ne représentant qu'un très petit nombre d'électeurs, les délégués n'apprécièrent pas suffisamment l'importance de leur mandat. En même temps, les zemslvos devenaient beaucoup plus dépendants de 1 administration ; leurs chefs élus et les membres du conseil exécutif étaient classés au service d'Etat, ce qui les rendait responsables non plus devant leurs électeurs, mais devant le ministre de l'intérieur.
Toutes ces mesures avaient-elles atteint leur but et chassé pour toujours le libéralisme des assemblées de province et de district ?
Apparemment non, car nous allons le voir reparaître bientôt plus intense que jamais.
Il faut mentionner également une autre mesure prise pour augmenter l'influence locale de la noblesse. Les partisans du la prépondérance complète de la classe dirigeante désiraient lui di)f)iier le droit de gouverner la popiihilion locale, c'cst-ii-