Turcomans
Les endroits en blanc représentent des régions inhabitées.
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lutioii, ([ui proclamaient leur iiiteiiliou (ruiiir leurs eflorts dans une action combinée. Les trois partis de l'opposition étaient les conslitutionnalistes finlandais, russes et polonais. Les groupes révolutionnaires étaient principalement locaux et nationaux, puisque les social-démocrates cosmopolites relusèreut de coopérer dans une action coordonnée avec les bourgeois, pour la raison qu'ils virent lii une bonne occasion de prouver que les partis socialistes locaux et nationaux, leurs rivaux, n'étaient que des bourgeois déguisés. Les groupes révolutionnaires représentés à la conférence de Paris étaient : les socialistes-révolutionnaires russes, le parti polonais socialiste (P. P. S. , le parti révolutionnaire socialiste et lédéraliste géorgien, la fédération révolutionnaire arménienne et, seule exception, le parti ouvrier social-démocratique letton '. Ces partis convinrent que la situation politique en Russie est si sérieuse et que les chances de réussite pour une réforme politique sont si grandes qu'il est indispensable de chercher un terrain commun pour une action « coordonnée », sinon « combinée ». Le résultat de leurs discussions est formulé dans leur déclaration en ces termes :
Aucun des partis roprûscntôs à la conférence, et s'uuissant potir unn action concertée, ne songea un moment à abandonner un article quelconque de son programme particulier, ni la tactique adaptée aux uécessités, aux forces, à la situation des éléments sociaux, classes ou nationalités, dont il représente les intérêts. Cependant, tous déclarent i[ue les. principes ci-après formulés sont reconnus par tous :
I" L'abolition de l'autocratie et la révocation de toutes les mesures restreignant les droits constitutionnels de la Finlande ;
i" Le remplacement de l'autocratie par un régime démocratique, basé sur le suffrage universel ;
3" Le droit d'autonomie pour toutes les nationalités, la libei'lé du développement national garantie par la loi, et la suppression de toute violence de la part du gouvernement russe contre les différentes nationalités.
Au nom de ces principes fondamentaux, les partis représentés à la conférence uniront leurs elforls pour hâter la chute inévitable de l'absolutisme, qui est également incompatible avec la réalisation de tous les projets ultérieurs poursuivis par chacun de ces partis.
11 n'y a pas la moindre ambiguïté dans le premier paragraphe de cette déclaration, qui est surtout négative. La sup-
' Ce parti pourtant n'accepta la décision de la conférence que « ad référendum ».
pression de rautocratie est donc nniversellement reconnue comme le but commun de tous les groupes politiques de l'opposition aussi bien que de la révolution. Nous avons vu quel lonnr conflit politique il a fallu pour arriver à cette unanimité. Le même paragraphe reconnaît d'une façon générale la position exceptionnelle de la Finlande. Il est intéressant de se rappeler que l'initiative de la conférence de Paris vint « de quelques membres de l'opposition finlandaise » qui jusque-là avaient refusé de faire cause commune avec les révolutionnaires russes. Il est également intéressant de constater que ces délégués finlandais signèrent au nom du « parti de la résistance active », nom qui parait ici pour la première fois, marquant ainsi un nouveau pas fait (ou un nouveau groupe formé) par l'opposition finlandaise, qui jusque-là s'en était toujours tenue à la résistance passive.
Le second paragraphe était rédigé dans des termes d'une ambiguïté voulue. Un « régime démocratique » signifie une monarchie constitutionnelle pour les partis modérés, tandis qu'une république est le seul régime pouvant lépondre aux revendications socialistes. Mais, pour arriver à la réalisation <le leur propre programme, ces derniers seraient peut-être plus disposés, en réalité, à accepter une monarchie constitutionnelle. Cette ambiguïté du second paragraphe se retrouve dans le troisième. Le mot « régime » signifie évidemment pour quelques Polonais : indépendance politique de la Russie, pendant que les droits de liberté nationale reconnus dans le troisième paragraphe ne vont pas, selon les modérés, jusqu'à la sécession politique de la Russie. Pour la grande masse de l'opposition polonaise, l'idée de la restauration d'une Pologne indépendante est aussi nécessaire que l'idée d'une démocratie directe pour les socialistes ; mais les deux partis sont prêts à faire, dans l'application, des concessions qu'ils refuseraient de faire en théorie ou dans une déclaration lormelle.
Un autre trait caractéristique de cette entente est qu'elle ne parle pas de réforme économique. Cela ne veut naturellement pas dire que les libéraux russes soient opposés aux réformes économiques, au contraire. Simultanément avec l'entente cidessus citée, ils ont promulgué une déclaration où il est dit que