CHAPITRE X
LA JOURNÉiE DU 17 MARS
LA QUESTION DES ELECTIONS ET LA GARDE NATIONALE || CAIJET ET LA PRÉPARATION DÜN MOUVEMENT POPULAIRE || LOUIS BLANC ET LE GOUVERNEMENT || LES ELEMENTS CONSERVATEURS ET LES MENACES DE LEDRU-IIOLLIN || LE DECRET DU 13 MARS ET LA RÉDUCTION DE LA GARDE NATIONALE || LA MANIFESTATION DES GARDES NATIONAUX DU 16 MARS || LA MANIFESTATION POPU¬ LAIRE DU 17 MARS (| L ÉMEUTE ET I.E GOUVERNEMENT PROVI¬ SOIRE Il L ATTITUDE DE LOUIS BLANC ET DE LAMARTINE || LE RÉSULTAT DE LA JOURNEE DU 17 MARS.
Le Gouvernement provisoire avait, le A mars, fixé au 9 avril la date des élections à l'Assemblée nationale constituante, et au 20 avril celle de sa réunion; le 8, il avait décidé que les listes d’inscriptions de la garde nationale seraient closes le 13 mars (dans 5 jours) et que les élections des officiers et sous-officiers auraient lieu le 18; enfin, le 13, une note officieuse du Journal des Débats annonçait que « la garnison de Paris serait désormais de A régiments d infanterie, de 2 régiments de cavalerie comme par le passé, et des 24 bataillons de la garde nationale mobile b> ; la veille, une partie du 6° chasseurs à cheval était rentrée sans bruit dans la capitale i. 2.
i. Cf. Rittiez, op. cit.< t. I, p. 208.