‹ La crise sociale de 1848;Chapitre 135 sur 158 · Op. cit. t. III, p. lOp · texte numérisé non relu

Op. cit. t. III, p. lOp

2. La jurisprudence l’interpréta de façon très étroite et restreignit

TPlîCeiS't°éte ni eCÎ’ettaUa “J™ 163 Plus C1’iants des « marchandeurs >,g ■». II eût ete plus juste de dire que ce décret fixait la durée légale de la

journée de travail, car il la réglementait pour la première fois On consi-

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Pratiquement Ü ne fut guère appliqué; beaucoup de patrons considéant que les délégués du 2 mars n’avaient pas qualité pour les engager refusèrent de s incliner et préférèrent renvoyer les ouvriers qui exigeaient la réduction légale. D’autre part, beaucoup d’ouvriers, mis en goût ne voulaient plus travailler que neuf ou huit heures. Le Luxembourg était assailli de réclamations que Louis Blanc apportait à l’Hôtel de Ville. Les • , 9, x 4, i5 mars, il fit publier au Moniteur des avis exnlicatifs on mm minutaires; enfin, le 4 avril, il obtint du Gouvernement provisoire au H

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LA COMMISSION DU LUXEMBOURG

complaisance ses interventions heureuses dans cet ordre d’idées et déclarer avec fiertéI. 2 : « Patrons et ouvriers prennent séparément le chemin du Luxembourg; ils en sortent presque toujours ensemble ».

Mais cette utile besogne, qui faisait de la commission une sorte de tribunal de prudhommes suprême, risquait de la détourner de son véritable but, c’est-à-dire de l’élaboration d’un projet général de réformes sociales, à soumettre à l’Assemblée, ou même à appliquer tout de suite, au cas où les événements viendraient à changer la majorité du Gouvernement provisoire.

La méthode de travail d’ailleurs ne fut pas très régulière au Luxembourg; le comité de vingt membres, renforcé d’économistes, semblait destiné à élaborer des projets de loi, discutés ensuite et adoptés en séance plénière. Or, il semble que ce comité s’occupa surtout de chercher des remèdes à certains maux urgents et qu’il transmit ses propositions directement au Gouvernement provisoire.

C’est ainsi qu’à sa première réunion, le 5 mars, la seule dont nous possédions le compte rendu détaillé3 * 5, et où nous constations l’intervention, dans la discussion, de 1 élément patronal et de l’élément doctrinaire, avec Wolowski, Toussenel, Dussart, etc..., Louis Blanc posa la question du logement, qui présentait depuis de longues années K une particulière gravité pour la classe ouvrière; il proposa, pour commencer, la construction, à Paris, de quatre vastes maisons, ou plutôt de quatre cités ouvrières, pouvant chacune abriter 400 ménages, et construites par 1 Liât au moyen d’un emprunt à 4 p. 100 garanti par une hypothèque sur les établissements mêmes0; les premières places y seraient réservées aux familles nombreuses.

A cette conception, qui n’est autre que celle des habitations

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