‹ La crise sociale de 1848;Chapitre 137 sur 158 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

L HOSTILITE DES MILIEUX POPULAIRES CONTRE LE GOUVERNE¬ MENT PROVISOIRE ET LA PREPARATION DON MOUVEMENT REVO¬ LUTIONNAIRE j| LOUIS BLANC ET CAUSSIDIERE || LE GOUVER¬ NEMENT ET SON PLAN DE RÉSISTANCE || l’iNDECISION DES PARTIS || LA JOURNÉE DU 16 AVRIL || LE ROLE DE LA GARDE NATIONALE || LA VICTOIRE DU PARTI DE LORDRE || LES RESULTATS DE LA JOURNÉE DU 16 AVRIL.

Lidee qu’il fallait recommencer le 17 mars, et obtenir cette fois des résultats décisifs, était devenue générale dans les milieux populaires dès la fin du mois. La première joie du triomphe passée, on s’y était vite rendu compte qu il y avait peu de chose de changé : il se produisait même une sorte de réaction contre les résultats, si réduits fussentils, de la manifestation1. La presse modérée et conservatrice protestait contre l’ajournement des élections au 23 avril et haussait le ton ; les articles extrêmement agressifs d’Émile de Girardin contre le Gouvernement provisoire provoquèrent même de violentes manifestations, qui faillirent saccager les ureauxde la Presse1. De province aussi, surtout des milieux industriels du nord et du nord-ouest, les protestations sele-

d'ïnwêtl* t rT?P°rtS de P°,liCe Cités dans les documents de la Commission u-enqueie, t. il, p. 219, notamment.

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