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CHAPITRE IV — LA DICTATURE POSITIVE

Eh bien ! la Restauration a été impaissante. Si elle n'a pu que continuer la désorganisation nationale, en admettant seulement à en profiter les faméliques émigrés, pourquoi Philippe VIII, dans des^ conditions plus défavorables encore, dans une anarchie beaucoup plus accentuée, ferait-il mieux?

Charles Maurras nous dit aussi : « Nous ne^ sommes pas, nous n'avons jamais été pour T « oc^ troi » des libertés. Les libertés ne s'octroient pas.. Elles se prennent. Elles ne viennent pas d'en haut,, mais d'en bas. L'autorité supérieure les garantit, les consacre ; elle est tout à fait incapable de les donner. Elles sont. On les a ». M. G. Valois ajoute : « Nous n'attendons pas du roi notre pain quotidien, c'est-à-dire notre organisation ». C'est donc qu'il faut s'occuper d'abord, en toutes conjonctures, de rassembler les éléments vivifiants des libertés et de mettre en lumière les principes supérieurs de toute organisation, par la pensée, par l'amour ou par l'action positive.

Nous voulons donc une dictature ; mais limitée à sa fonction politique propre. Nous voulons aussi de forte's libertés, dans tout le pays, à tous les étages sociaux. C'est par goût des libertés positives que nous haïssons la basse tyrannie parlementaire, non par prédilection morbide pour le despotisme. C'est en cela que nous ne pouvons être royaliste. Toutefois, s'il ne se présente qu'un prétendant pour assumer cette dictature d'ordre indispensable, et faire énergiquement la besogne de voirie politique et sociale qui nous affranchira des politiciens et des

financiers qui rongent la France, nous acclamerons cet homme de police, ce héros. Cependant, pour qu'il n'aille pas plus loin, un pouvoir spirituel puissant s'impose.

En France, le héros a toujours surgi au moment opportun. C'est donc surtout à susciter ce pouvoir spirituel que nous devons nous employer.

Si Auguste Comte est le philosophe génial qu'on veut bien reconnaître (parce que l'adhésion intellectuelle est sans exigence), il ne saurait être le médiocre sociologue qu'on laisse entendre (parce que là il faut s'engager) ; car toute sa philosophie aboutit à sa sociologie.

Sans doute, il s'est trompé plus souvent en sociologie, où presque tout était à créer, qu'en philosophie. Néanmoins, Tœuvre de la politique positive est beaucoup plus féconde que celle de la philosophie positive. Les vérités de celle-ci servent moins l'Humanité que les erreurs de celle-là.

M. Wyroubofif nous a dit que les sectes les plus diverses trouvent des arguments dans les quatre volumes touffus du Système de politique positive. Qu'est-ce à dire ? Ce ne sont pas des arguments pour de chétives idéologies de rhéteurs que nous avons à puiser dans cette œuvre puissante ; mais des principes directeurs, propulseurs et régulateurs. Il n'est pas un principe que nous n'ayons à retenir et* à appliquer; il n'est pas une des lois découvertes et formulées par Comte que l'expérience ne confirme. Après cela, on peut passer sur la monnaie sphérique.

M. Wyrouboff nous a parlé de l'aristocratie de

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