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CHAPITRE PREMIER La Femme et le Positivisme

« L'amélioration du sort des femmes et Textension graduelle de leur influence fournissent la meilleure mesure de notre progression, à la fois négative et positive, vers la vraie perfection. »

Auguste Comte.

[Système de politique positive.)

(( J'ai compris mieux que personne la faiblesse de notre nature quand elle n'est pas dirigée vers un but élevé et inaccessible aux passions. ))

Clotilde de Vaux, [Lettre à A. Comte.)

Diderot nous avertit : « Quand on écrit des femmes, il faut tremper sa plume dans Tarc-en-ciel, et jeter sur sa ligne la poussière des ailes de papillon ».

A défaut de cette élégance raffinée, on y peut

metlre du cœur. Ou peut aussi éviter les sottises que font dire les questions mal posées, où le sophisme se heurte au paradoxe et la suffisance à la vanité.

La femme est-elle Tégale de Thomme? Question oiseuse. Elle n'est pas identique à Thomme, ni dans son corps, ni dans son âme, et cela suffit. Avec Jouffroy, nous reconnaîtrons que « tout être a une fin conforme à son organisation ».

Nous ne rechercherons pas, non plus, si la femme est apte à exercer, avec quelque dressage, les métiers masculins. Nous savons que la civilisation ne va qu'avec la division du travail social. Son premier pas fut la différenciation sociale des fonctions sexuelles. Le progrès ne consiste point à uniformiser pour dissocier ; mais, au contraire, à spécialiser pour solidariser.

Le féminisme nous apparaît ainsi, avec le socialisme démagogique, comme une des formes les plus pernicieuses de Tindividualisme.

Niveler, c'est tout confondre. Et confondre, c'est annihiler les valeurs, qui sont toujours des différences. C'est ainsi que l'individualisme, en ruinant la société, appauvrit l'individu d'autant.

Le féminisme ne grandit pas la femme, il l'avilit. En lui dispensant tous les « droits » et les licences, il lui retire sa réelle, sa profonde influence sociale, ei toute chance de bonheur.

Les prolétaires l'ont éprouvé. Depuis qu'ils ont tous les « droits », ils n'ont plus aucune liberté.

Pour le crime, dit-on, il faut chercher la femme. Pour les vertus, qui font les sociétés prospères, non

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