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CHAPITRE I — LA FEMME ET LE POSITIVISME

sitivisme, pour qui « Tamour ne saurait être profond s'il n'est pas pur », exalte à la fois la pureté et la tendresse. La femme qui n'est pas chaste ni aimante, celle que nous font l'atelier, la rue et le (( monde », est une monstruosité sociale.

C'est dans la famille que toutes les vertus de la femme s'épanouissent. C'est là que sa bonté rayonne. Le foyer est son royaume. Là sont ses puissances, et donc ses vraies libertés, il nous faut concevoir la famille comme le principal moyen d'assurer l'action bienfaisante de la femme sur l'homme.

Reine, mais reine d'amour, comme le philosophe est roi d'intelligence, et le prolétaire roi d'énergie, la femme n'a que la mission d'aimer. Toutes ses fonctions s'y rapportent. C'est par là qu'elle est supérieure à l'homme, comme le dit A. Comte, « quant à l'attribut fondamental de l'espèce humaine, la tendance à faire prévaloir la sociabilité sur la personnalité ».

Sans doute, puisqu'il faut aussi agir et penser, et non pas seulement aimer, le commandement restera dévolu à l'homme, malgré son infériorité morale ; mais la femme, d'autant mieux et plus efficacement, éclairera et dirigera par la douceur et la sympathie. La femme la plus respectée n'est pas celle qui pourvoit aux besoins du ménage. Ce n'est pas non plus, sous les Cléopâtre et les Catherine que l'influence féminine a prévalu.

En subordonnant l'intelligence et l'énergie au sentiment, le positivisme peut seul préparer le complet retour de la femme à sa destination naturelle, quand

raffaiblissement de la saine croyance catholique l'en a détournée. « Le sentiment, dit Comte, quand il est pur et profond, rectifie de lui-même ses abus naturels, parce qu'ils nuisent nécessairement au bien qu'il poursuit toujours. Mais, au contraire, les abus de la raison et ceux de Tactivité ne peuvent être signalés, et surtout corrigés que par Tamour, qui seul en souffre directement».

Ainsi, la principale conception positiviste, c'est « rhomme pensant sous l'inspiration de la femme, pour faire toujours concourir la synthèse et la sympathie, afin de régulariser la synergie ».

La famille est une liberté puisqu'elle est une force sociale. Il s'y peut accomplir une action libre dont les conséquences politiques et sociales sont considérables. C'est là notre liberté fondamentale, et la source vive de toutes les libertés possibles. A mesure que cette source se tarit, que la famille se dissout, la légifération intervient, les libertés disparaissent. Et tout se détraque, car on ne supplée point la vie.'

Le positivisme réagit vigoureusement contre les absurdités révolutionnaires et métaphysiques qui nous entraînent à un véritable suicide social. 11 fait mieux que de nous restituer nos libertés, il les élargit et il les accroît.

Ainsi, pour la famille, il la veut plus forte qu'elle n'a jamais été, même au moyen âge. Comme il réincorpore le prolétaire à la Cité, il fait rentrer la femme au foyer.

On sait que Comte prescrit le mariage à la fois

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