IMPORTA
ANNÉES u TIONS (b)
(a) Pour la métropole seulement.
(b) En hectolitres.
(c) Par rapport à la production totale française.
Nora. — Ce tableau a été établi au moyen de chiffres tirés de plusieurs éditions de l'Annuaire international du vin. Les pourcentages ont été calculés par l’auteur.
Peut-être nous fera-t-on observer que les chiffres de 1956 comprennent presque uniquement des vins algériens à la rubrique «importations » (11.510.500 hectolitres 12.626.500), et qu'il est impossible de considérer l'Algérie comme un pays étranger. Certes, mais il n’en est pas moins vrai que ces quantités de vins viennent s'ajouter à la production métropolitaine, et qu'avant leur arrivée notre pays se suffisait largement à lui-même, sans le secours de vins étrangers. Nous n'avons pas l'intention de traiter ici le délicat problème des rapports viticoles franco-algériens, et nous laissons à d’autres, plus quali-
sur
fiés, le soin de le faire, mais nous ne pouvons nous empêcher de constater, en toute équité, que l'importation des vins algériens est une des causes du marasme actuel, tout au moins pour les vins ordinaires. Ce fait nous paraît indiscutable pour toute personne de bonne foi.
La France ne produit cependant pas que des vins ordi-
naires. Ses vins fins : Bordeaux, Bourgogne, Champagne,