‹ La Crise Viticole en GirondeChapitre 58 sur 78 · AUDI · texte numérisé non relu

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4° que l'emploi des produits œnologiques soit strictement réglementé;

5° que les chais des négociants soient, eux aussi, Îréquemment visités par les services de l'inspection des fraudes;

6° que les fabricants de produits chimiques employés en œnologie soient étroitement surveillés.

A l'étranger, il faudra que notre gouvernement, après entente avec la Fédération des Syndicats, cherche, par des accords avec les différents pays, à ce que soient respectées les garanties de qualité et d’authenticité propres à nos types de vins et à nos marques.

Rappelons ici l'utilité du Syndicat obligatoire et de sa marque commerciale qui facilitera la défense de nos vins à l'étranger.

SECTION II

La propagande pour le vin.

À quoi servirait de produire un vin de qualité si le public ne devait pas en être informé ?

Ajourd'hui, la publicité «a cessé d’être facultative : (elle) ne fait pas toujours réussir la vente d’un produit, mais aucun produit, costume de bain ou roman d'’aventures, ne peut plus être vendu sans publicité » @).

Il nous faudra donc faire une habile propagande, en France, pour développer encore la consommation de nos excellents vins courants et de nos vins fins, à l'étranger, pour raffermir les marchés hésitants et nous créer de nouveaux débouchés. Partout une publicité bien conduite devra persuader le consommateur de l’utilité de nos vins,

(2) Lucien Romier, Si le capitalisme disparaissait, p. 74.

de leur excellente qualité et de leur bon marché relativement à d'autres boissons nuisibles ou moins favorables à l'organisme (alcools, wisky, etc.). Il conviendra, à ce sujet, d'utiliser habilement les conclusions favorables des Médecins Amis du Vin au point de vue thérapeutique.

Les hôtels, restaurants et paquebots français devront être pourvus de vins excellents, vendus à des prix raisonnables, ce qui serait une propagande très efficace auprès de la clientèle des voyageurs et des touristes. Des bars de dégustation devront être créés dans les grandes villes françaises ou étrangères, des banquets de vulgarisation organisés et offerts aux personnalités susceptibles d’encourager la consommation du bon vin.

La charge d'organiser et de diriger cette publicité devra être confiée avant tout à des personnalités compétentes, c'est-à-dire à des professionnels déjà au courant de l’esprit, de la mentalité et des réactions des différents publics en présence de formules variées. C’est ainsi, par exemple, qu’une personnalité connaissant bien le milieu parisien nous exprimait l’opinion que la publicité faite avec la collaboration de vedettes théâtrales ou artistiques devrait donner des résultats intéressants et rapides à Paris. Les publicistes professionnels sont à coup sûr les mieux qualifiés pour une telle besogne, et il conviendra de leur laisser carte blanche dans le choix des moyens, à la condition toutefois qu'ils n'usent pas de cette liberté pour dilapider le fonds de propagande.

Il est certain qu’une publicité active et tenace en France et à l'étranger sera fort dispendieuse. Où trouver les fonds nécessaires ? Nous savons que, dans l’état actuel des choses, la récente législation sur les appellations d'origine contrôlées à institué une taxe supplémentaire de 2 francs par hectolitre pour les vins bénéficiant de l'appellation. En principe, les fonds de propagande doivent être prélevés sur les sommes provenant de cette surtaxe, dont la légi-

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