ALLIE
le commerce : les plus importantes sont celles qui résultent du stockage des vins, de leur vieillissement nécessitant l'investissement de capitaux considérables qu'il faut rémunérer et surtout d’une fiscalité écrasante.
Les négociants ont déjà cherché, eux aussi, à réduire leurs frais généraux, mais certains postes de leur budget (loyers, transports, mise en bouteilles, etc.), sont incompressibles, la main-d'œuvre augmente et les vins girondins nécessitent toujours un long vieillissement, source, avons-nous dit, de dépenses atteignant en trois ans 51 p. 100 de la valeur du vin. I} est vrai que de nouvelles méthodes (pasteurisation, traitement par le froid), permettant d'obtenir un vieillissement rapide, comparable au vieillissement naturel, réduiront de manière sensible ces frais; mais, avant de les généraliser, il faut attendre encore et savoir si elles donneront avec le temps les résultats que l’on peut en attendre; de plus, elles nécessitent une installation coûteuse.
La question du coût des transports mise à part peut-être la solution est-elle ici entre les mains de l'Etat. Celui-ci devrait, croyons-nous diminuer le nombre et l’importance des nombreux impôts qui accablent le commerce. Sans vouloir chercher à les énumérer tous, signalons les principaux : licence, droits de circulation, patente, bénéfices industriels et commerciaux, taxe d'apprentissage, centimes additionnels, etc.
Un gouvernement avisé ne doit jamais oublier qu’en matière fiscale le rendement des impôts est en raison inverse de la modération ou de l’exagération du taux prélevé; des exemples célèbres l'ont démontré une fois pour toutes, et nous savons quelle prospérité peut résulter pour les individus comme pour la collectivité d’un taux d'impôt modéré.
SECTION II
Les irais accessoires.
Les frais et charges que nous appelons ainsi sont ceux qui, outre‘le prix des transports et le bénéfice des hôtels, ne se justifient par aucune nécessité immédiate, sinon celle de remplir les caisses de l'Etat : impôts intérieurs ou droits de circulation, octrois, et surtout droits de douane. Ces derniers manifestement exagérés, ainsi que nous avons pu le constater, majorent les prix de telle sorte qu'ils ont provoqué la diminution croissante de nos exportations. L'étude de cette question nous conduira à examiner le problème des exportations dans son ensemble et à rechercher comment un gouvernement soucieux des in- : térêts généraux de la nation devrait orienter ses efforts.
Nous examinerons tout d’abord quelle peut être l’influence du coût des transports sur le prix du vin.
$ 1. — Le coût des transports.
Son élévation entraîne nécessairement une majoration très importante du prix de vente des vins.
Par suite du déficit croissant des chemins de fer, le gouvernement s’est vu obligé de majorer les tarifs, ainsi qu'en témoignent les tableaux ci-dessous.
10 Vins en caisses (par 1.000 kilogrammes).
Du 7 juillet
Avant au A partir du
Distances. 12 juillet 1937. 15 août 1937. 15 août 1937. HOUSE ARE 89 30 102 60 98 50 AUDI e 134 60 TOAL 151 »
SUONICINeM 173 90 199 80 198 »
400 Km, 02-02. 216 20 248 40 245 »
DOURÉTOETER 258 50 297 » 287 »
ODOREMER NT 291 40 334 80 329 »
DORE ee 314 90 361 80 399 90 800 km. ..... 338 40 358 80 382 »
JOUOTEMANT 361 90 415 80 402 »
POUOERM SRE 385 40 442 80 422 »