CONCLUSION
En présence de la douloureuse crise viticole girondine, nous avons cherché à faire une synthèse des remèdes susceptibles de provoquer l'amélioration que tous nous appelons de nos vœux. Nous avons vu que, si les causes de la crise sont multiples, les remèdes ne le sont pas moins. Loin de croire en effet, comme le font certains, qu'il suffirait de ranimer le courant des exportations pour voir la crise se résorber d'elle-même, nous avons montré, et nous répétons ici, que seuls une étude d'ensemble et un programme de réformes complexe, envisageant toutes les faces du problème posé, peuvent provoquer le retour de la stabilité économique et sociale dans notre pays.
Nous irons même plus loin en disant que les réformes proposées ne devront pas être mises en œuvre à la légère et sans une étude préalable de leurs modalités d’application, mais bien au contraire, faire partie d’un plan d'ensemble d'organisation et de reconstruction du monde paysan tout entier sur des bases corporatives.
Qu'on le veuille ou non, les circonstances présentes et l’évolution des esprits contemporains orientent de plus en plus le pays vers les solutions syndicales, vers la coopération, et, disons le mot, la corporation, Un ordre social nouveau s’élabore : il faut que tous les Français, paysans et ouvriers compris, puissent trouver dans cette construction neuve l’aisance et la sécurité auxquelles ils ont droit.
Nous avons vu quels sont les avantages présentés par la coopération en viticulture; nous avons même montré