DE LA NECESSITE NATURELLE
J'appelle tn(e//i^'6fe ce qui, dans un objet des sens, n'est pas phénomène* Si donc ce qui doit être considéré comme phénomène dans le monde sensible a en lui-même aussi une faculté qui n'est pas un objet de l'intuition sensible, mais par laquelle cependant il peut être la cause de phénomènes, on peut alors considérer la cotua/ité de cet être sous deux points de vue :
838 liOGiQIIB
comme intelUgibk quant à Boa actùnif c'est alors la causalité d'une chose eu soi ; et comme sermbk quant à ^^fiffft&r* c'estr-à-dire comme causalité d'un phénomène dans lemondci amsible. JSoua nous ferions donc de la CacuUéd'un telsujet un concept empirique, et en même temps aussi un concept intellectuel de sa causalité, depx concepts qui ont lieu ensemble dans un seul et même effet. Cette double manière de concevoir la faculté d'un objet des sens ne oontredit aucun des concepts que nous de?ons nous iaire des phénomènes et d'une expériMoe. possible; car ces phénomènes n'étant pas des choses en ^i, doivent avoir pour fondement qn objet traftscendental qui les détermine comme : simples représentations ; en sorte que rien n'empêche qu^ nous ne devions attribuer aussi à cet objet iranscendental, outre la propriété par laquelle iUpparaîty nntcauiaKtif qui n'est pas phénomène, quoique son . effet fasse néanmoins partie du phénomène. Mais toute cause efficiente doit avoir un càràctèrb, c'est-à-dire une loi de sa causalité, sans quoi elle ne serait pas cause. Et alors nous aurions dans un sujet du monde sensible, premièrement un caractère empirique par lequel ses actions, comme phénomènes, seraient en rapport avec d'autres phénomènes suivant les lois constantes de la nature, et pourraient en être dérivés commp de leurs conditions, et par conséquent composeraient, par
leur rapport avec ces conditions, les anneaux d'une
TRANSGBSDBNrALB. 5189
séria unique âe Toidre de la natiire^ On ponmit lui, reconnaître ene(»re un caracliètéiatMig^k^ par le*qnelil aet à la Térité la cauaB>de toutes ces actions comoie pliéBomèneSy mais âans être soumis à aucune condition de lai^fiensibiUté, et n'est pu même un phénoia^e« Oii« pourrait aufsi appeler le premier de cea caractères, le caractère de cette chose dams le phénomtee; le second, le caractdre de la cho8e'>éD soi.
Ge sujet agissant ne. serait donc, quant à sonca* raçtère intelbgible, soumis à aucunes conditions de temps } car le temps n'est que la condition des phénomènes^ ntàk non cdiui deadioseseneUes-mèmes. En lui ne ncAtraU ni le pcnmtait ai^cunp actiùn ; Une serait par conséquent pas souniis * um plus à la loi de toute détermination de temps, à la loi de tdut ce qui est muahle, à wvoir, qw touir«e futiorrÎMa sa cause 4aM Us pkirmiiéuei \(fb^i l'état précédent ). En un moty sa causalité, eu taiitqu'ell0 est inteileetueUe, ne serait point dans la séHe>descMditions empiri*ques qui. rident. l'événejMnt (uéeeteaire danë 1» monde sen^hle« Januiis» à la.Téritéi ce^caraetère in*^ telUgihie ue. pourrait .être, connu immédiatement, parc^quA Aous ne pouvons riçn peseevmr qub œqui apparaît} maia il devrait néanmoins être conçu selon le caractère en^pirique, de. la. même manière que noua, sooumes obligea en général de donner, par la pensée, pour fondraient aux phénomènes, un objet
UraiisceQdeiitaly quoique noiA ne sachiom rirai de œ qu'il est en lui-même*
Considéré d'après son caractère empirique, ce sujet serait donc, comme phénomène, soumis, suivant toutes les lois de la détermination, à la liaison causale, et ne serait sous ce rapport qu'une partie du monde sensible, dont les effets, comme tout autre phénomène, découleraient inévitablement de la nature, à mesure que des phénomènes extérieurs exer^ ceraient sur lui leur influence et que son caractère empirique, c'est-à-dire la loi de sa causalité, serait connu par expérience ; toutes ses actions devraient pouvoir s'expliquer par des lois naturelles, et tout ce qui est requis pour leur parfaite et nécessaire détermination devrait être trouvé dans une expérience possible.
Mais, suivant son caractère intelligible (quoiqu'à la vérité nous n'en puissions avoir que le concept purement général ), le même sujet devrait néamoins être déclaré libre de toute influence de la sensibilité et de toute détermination phénoménale ; et comme rien n'amve en lui en tant qu'il est nmimhiej comme il n'y a aucun changement qui exige une détermination dynamique de temps; comme par conséquent aucune liaison avec des phénomènes comme causes ne se présente en lui; cet être actif, en tant qu'il serait affranchi dans ses actions de toute nécessité naturelle telle qu'elle se présente dans le monde
TEANSCaSimSNfALB. 241
sensible, serait indépendant et I%re*^ On dirait très* bien de lui qu'il commence de lûi-rmime [ou spontanément] ses effets dans le monde sensible, sans que l'action commence en lui) et cela serait Ttoi .sans que les effets dussent pour cela comitoetfcer -^l'euxmèmes dans le monde sensible, parce qu'ils y sont toujours prédéterminés par des conditions empiriques dans le temps passé, mais cependant par le moyen seul du caractère empirique (qui est simplement le phénomène de l'intelligible),, et ne sont possibles que comme une continuation de la série des causes physiques. Ainsi donc, liberté et nature, chacune dans son sens «omplet, se trouvent en même temps et sans contradiction dans les mêmes actions, suivant qu'on les compare avec leur cause intelligible ou sensible.