‹ La critique de la raison pure. Tome premier (volume 2)Chapitre 29 sur 37 · aftnMBOLOGir · texte numérisé non relu

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la aeule raiflon pure, usais sealemetit dans l'usage pratâqua/ireriénA Mpeodant rhonnear de rattacher a notre îfttérét snprëBi6>une eonnaissande que la seule spétfulatioa peut. imaginer, pnais non faire valoir, et de la convertir par là, sinon en dogme démontré, da moipfli en une hypoftkèse absotumenl nécessaire pour ses âiMiJes plus essentielles.

Mais quand la raiaon pratique est parvenue à ce point élevé,' savoir,, au cotieept d'un être primitif unique, comme souvetein bien, elle n'a pas le droit, comme si elle itait au-dessus de tontes les conditions euipicique» de son application, et qu'dle fût paryentteàlaconnaissanceimmédtatedenouveaui objets, eUe n'a pas ledroit, dis-je,dë partir de ce concept et d'en dériver les lois morales mêmes. Car elles sont précisément ce dont la nécessité pratique interne nons conduit à la supposition d'une cause subsistant par elle-même, ou d'un sage régulateur du monde, pour donner efiet à ses lois; nous ne pouvons donc pas les regarder par rapport à cet être comme fortuites et dérivées de sa simple volonté, surtout d'une volonté dont nous n'aurions aucun concept si nous ne noos l'étions fait, eonformément à ces lois. Quelque loin que la raison pratique ait droit de nous conduire, nous ne tiendronsjamais des actions pour obligatoires par la raison qu'elles sont des ordres de Dieu ; elles nous paraissent au contraire des ordres de Dieu, parce que nous y sommes tenus intérieurement. Nous

TRAN9GfilVi>ElfTALE. S4d

étodie^éas lia i9t>€frVé'Àou» la coAdîfidiï de rntiité !S^ naie, Btritatil dèa principes ratiônnëlé/ét nous Dé' là croirons iifâccôrd avec la volonté divine qu'autant que noUs tiendrons -ponr sainte la loi morale que la rài-^ BOnnlftme nous eii^eigne par la nature des actions, et nous ne croirons nous conformer à cette volonté qu'en nous rendant, nous et les autres, les meilleurs possibles. La théologie toiorale n'est donc que d^in usage immanent , à savoir , pour accomplir notre destinée en ce monde , eh nous mettant d'accord ave(5le système de toutes les fins, et non pour abandonner* mystiquement et témérairement le fil condactein^ d'une raison morale législative dans un bon moQvemeUt de la Me, afin de le rattacher immédiatement à ridée de Têtre suprême; ce qui donnerait un < usage transcendental de la raison, usage qui, comme celui de la raison spéculative, doit en pervertir et rendre vaines les dernières fins.

SKCTIOR III.

ne Topinion , de là science et 4e la foi.

La croyance {Furwahrhalten) est un fait, un événement intellectuel qui peut reposer sur des raisons objectives, rtiais qui requiert aussi des causes subjectives dans l'esprit de celui qui juge. Si la croyance

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est valable pour tout le monde, en tant qu'elle n'est pour chacun que la raison, son principe est alon objectivement suffisant, et la croyance s'appelle cofi* vktian. Si la croyance n'a sa raison que dans la qualité particulière du sujet, on l'appelle alors /lersiiosion.

La persuasion est une simple apparence, puisque la cause du jugement, quoique purement subjective, est réputée objective. Un semblable jugement n'a donc aussi qu'une valeur individuelle, et la croyance n'est pas communicable. Mais la vérité repose sur la convenance avec l'objet, par rapport auquel les jugements de chaque esprit doivent en conséquence se trouver d'accord entre eux (pansentientia wii tertio cotisehliunt itUer se). La pierre de touche extérieure de la croyance^ pour savoir si c'est une convicUon ou simplement iine persuasion, est donc la possibilité d'être communiquée, et d'être trouvée valable par la raison de tout homme, car il est au moins présumable alors que la cause de tous les jugements, malgré la diversité des sujets entre eux, doit reposer sur une base commune, à savoir l'objet avec lequel par conséquent tous [les sujets] s'accordent, et prouvent par là même la vérité du jugement.

La persuasion ne peut donc à la vérité se distinguer subjectivement de la conviction, tant que le sujet n'a devant les yeux la croyance que comme phénomène de son propre esprit. Mais l'espérience que

TaANBGBNDBNTALB. 5S1

r<m fait sur rintelligence d'autrui avec lea motifs de cette croyance^ qui soDt valables pour nous, afin de savoir si ces motifs produisent sur cette raison étrangère le même effet que sur la nôtre, est cependant ma moyen, quoique purem^it subjectif, non pas d'opérer la conviction, mais cependant de découvrir la valeur purement personnelle du jugement, c'est-àdire de révéler ce qui n'est en lui que simple persuasion.

Si, de plus, on peut expliquer les causes subjectives du jugement, que nous prenons pour des raisons objectives, et par conséqiiient la croyance trompeuse, comme un certain événement dans notre esprit, sans avoir besoin pour cela de la qualité de Tobjet, alors on met à nu 1 apparence, et Ton n'est plus trompé par ellCf quoique nous soyons toujours portés jusqu'à un certain point à Terreur, si la cause subjective de l'apparence tient à notre nature.

Je ne puis rien affirmer , c'est-à-dire rien énoncer commejugementnécessairement valable pour chacun, que ce qui produit en moi la conviction. Je puisgarder ma persuasion, si je m'y trouve bien ; mais je ne puis pour moi ni ne dois la faire valoir hors de moi.

La croyance ou la valeur subjective du jugement, par rapport à la conviction (qui vaut en même temps objectivement) , présente les^ trois degrés suivants : ïopmiofij la/iu et làscience. Vopinione&i une croyance jugée insuffisante [BewussUein'] tant subjective-

sas • « 9àttûOMMGàË

ftient qa'dDjeotWétnent. *6i ia -crtyyBbèe-ta^ert suffi* abivle''qM^8iib]Mtivemetit, M qu^èlle &oit en même ttmps regardée «cnttae objectivement i&soffisante, alors elle «'appelle /bt. Enfin, si la croyance vaut et subjee^vement et ob^ctivement , elle s'appelle ««i>nce. La''siiffifeance subjective' S'appelle conviction (pour moî-mèrae); la suffisance objectii^e, certiixxde (-pour tout le monde). Je ne m'arrêterai pas à expliquer des concepts si faciles à saisir.

- Je n'ai jamais le droît A^opine^, saûB savoir an moins quelque chose par le moyen de quoi le jugement purement problématique en soi reçoive une liaison avec la vérité; liaison qui, quoi que^ imparfaite, est cependant plus qu'une fiction arbitraire. De plus^ la lot d'une telle liaison doit être certaine. Car si je n'ai^ par rapport à cette loi, qu'une opinion encore, tout n'est plus qu'un jeu de l'imagination sans le moindre rapport à la vérité. Il n'est pas permis d'aptner dans les jugements par raison pure. Car ces jugements n'étant point appuyés sur des raisons empiriques, tout au contraire devant être connu àpriorioix tout est nécessaire, le principede la liaison exige universalité et nécessité, par conséquent certitude parfaite; autrement il n'y aurait pas de voie ouverte à la vérité. Il est donc absurde d'opiner en mathématiques pures; il faut savoir, ou s'abstenir de tout jugement. Il en est de même avec les principes de la morale, puisque l'on ne doit point, sur la simple opi-

TRiiNMammTiLB. 6ii8

mon qtiei qn^qM-eàdte ^Ipemm^ tenter une mtièn; il faul savoir ^^illlMt' {réellement. '. • •' !> . .

Dans TuM^ -tfantbindental de la raison^ opiner est au*cQDlM{îre>trop peo $ mais aosei savoir eut beau* coQpflS)op. Nous B0 poûvonB donc pas juger en- pareil cas fiote le simple rapport spécnlatif^'pqrceqoe des motifs subjectifs de ,1a croyance; comme motife capables d'opénr laifoiy ne méritent jaueon assentiment dans les questions spâonlatines, puisqu'ils ne peu** vent être dispensfês de. tout secours émpiric^ey ni être communiqués axix autres à mesure égale* •

Mais-en générai ^evoyanûe ithéorétiquement insuffisante ne peut être appelée foi que sous le raipp^t pratique^. Or le but pratique est celai de Vhabilelé ou de la moraUté; le premier pour des fins arbitraire^ et fortuites, et le second pour des fins absolument' né^ cessaires.

. Quand une fois un but est proposé, les conditions pour Tatteiadre sont bypothétiquement nécessaires. La nécessité est subjective, mais néanmoins comparativement suffisante, si je ne sais absolument pas d'autres conditions sous lesquelles le but pourrait être atteint; mais elle est suffisante absolument et pour chacun, si je suis sûr que personne ne peut connaître d'autres conditions qui conduisent au bot proposé. Dans le premier cas, ma supposition et la croyance à certaines conditions est une foi purement contingente ; dans le second cas , c'est une foi

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nécessaire. Si le médecin doit Cadre quelque choee pour un malade qui eat en danger, mais qu'il ne oonnaisse .pas la maladie, il examine les phénomènes, et jugg^ ' pQ^i^ce qu*il ne ,sait rien de mieux, que c'est une pbthîsier Sa foi, suivant son propre jugement même, est purement fortuite; un autre aurait peutêtre mieux rencontré. J*appelle foi pragmatique, une foi fortuite, nnaisqui sert de fondement à l'usage réel Mes moyens pour certaines actions.

La^. pierre de /louche ordinaire pour savoir si ce qu'affirme quelqu'un est simplement une persuasion, ou du moins une conviction sub^et^ivè, c'est-à-dire une foi ferme, c'est le part. Souvent il arrive que quelqu'un affirme ce qu'il dit, d'un ton si confiant et si imperturbable, qu'il semble avoir déposé toute crainte d'erreur. Un pari cependant l'embarrasse. Quelquefois, à la vérité, il montre assez de persuasion pour qu'on puisse l'estimer un ducat, mais non pas dix. Car il en mettra bien un en jeu, mais s'il s'agit d'en mettre dix, il remarquera à la fin ce qu'il n'avait pas remarqué d'abord, savoir qu'il est cependant possible qu'il ait tort. Si l'on s'imaginait qu'il s'agit de parier lebonbeur de toute la vie, alors notre suffisance diminuerait très-sensiblement; alors on serait rempli de crainte, et l'on trouverait enfin que notre foi ne va pas si loin. La foi pragmatique n'a donc qu'un degré, qui, suivant la difrérencedeTintérèt qui est en jeu, peut être grand ou petit.

TRAHSCraDENTALp. 525

Bien que nous ne puissiods' rien, entrepi^enorè par rapport à un objet, et que par eonèéquent la croyance soit simplement théorétique, cependant^ comme nous pouvons dans beao60up.de cas imaginer une entreprise pour laquelle nous présumons avoir des raisons. suffisantes, s'U'y. avait un moyen de donner de la certitude à l'aifaire, il y a dans des jugements purement «théorétiques quélqqe chose d'ànatogfiie au jugement pra/tftie^ à la crdyatice desquels convient le mot foi et que nous pouvons appeler foi dogmaiique [docirinalen\. S'il était possible dé* décider la chose par quelque expérience, je pourrais bien parier toute ma fortune qu'au. moins- quefqu'une des plaoètes que nous, aperceyona' est habitée. C'est pourquoi je dis que ce n'est pas simplement une opinion, mais une foi. ferme (sur la vérité. de laquelle je hasarderais no/nbre d'avantages deîft vie) qu'il^ a aussi d'autres mondes habités. / '<•.

Or, nous devons avouer que la doctrine de l'existence de Dieu appartient à la foi dogmatique. Car, quoique par rapport à la connaissance théorétique du monde je n'aie 1rien à établir qui présuppose nécessairement cette pensée comme condition de mon explication dès phénomènes cosmiques, et que je sois plutôt obligé de rpe servir de ma raison comme si tout était simplement physique; cependant l'unité finale est une si grande condition de l'application de la raison à la nature, que je ne puis pas la mécon-

5S6 irinloDOLOcm

naître ({tia'tid Texpftf tence m'ea donne de si nombreux exemples. Mais je ne eonnan auoine condition i cette unité qu'elle me •donne pour fil ooodactenr dans mon investigation de la nature» à moins de supposer qu'une intelligence suprême a tout coordonné suivant des 6 ns trèfr*sages; C'est dono une éotadition d'un «dessdin à la vérité aocessoirey. mais cependant pas sans importance (celui d'avoir un fil eondacteur dans la reeherdie de la nature), que de supposer un sage créi^teur du monde. Le résultat de mes recher- . ches confirme si souvent aussi l'utilité de cette snpposition dont rien ne démontre clairement la fausseté, que je dis beaucoup trop peu quand j'appelle ma croyance une simple opinion ; je puia-mème aller jnsqu'à dire, sous, ce rapport théorétique, que je crois fermement à un Dieu. Gepeodant cette foi n'est pas pratique dans lesetis strict; elle doit être appelée aoe foi dogmatique, foi que la Hiéologie de la nature (la théologie physique) doit néeesaairement opérer partout. Pour ce qui estde la sagesse divine, si nous réfléchissons aux qualités brillantes dont la nature humaine est dotée, et à la brièx'eté der la vie, brièveté si peu conforme à cette riche nature, nous aiurons aussi une raison suffisante d'une foi dogmatique à (^ vie future de Tâme humaine.

Le mot foi est en: pareil cas une expression de modestie, sous le rapport objectif; mais il indique en même temps une ferme confiance sous le rapport sub-

TKkffdaofimmtkB. 9Sn

jecUf. Si je ne youUis appeler ici que du txom d'hy«pothèse admiseible la croyance purement théorélique,^ jâ donnerais déjà à entendre pai? là que j'ai un concept plus parfait de Ja nature d'une cause .du monde, et du monde à venir que je' ne puis, réellement le justifier ; car ce que je Ji'admeta même qu'hypotb6* tiqvement doit<étre suffisamment connu de moi, du moins quant à ses propriétés, pour que je n'aie funs besoin (Tenm^m^wr leeoncegl^ mais swlemefU l'ea^ tence. Le mot foi coDeeriie seulement la direction^ que me donne une idée, et riofluence subjective qu'elle exerce sur le progrès des actes de ma raison, influence par laquelle je suis retsnu dans cette direction , quoiqjUe je ne sois pas en état d'en rendre compte .spqs.lefr<apport spéculatif* «

Mais:la.:Simple!foi d^matique lenferme quelque chose de efaan^^n|;;ce;qui fait que souvent on s'en sépare par Builedei difficultés qui se présentant dans la spéculation î «qucôque à :1a vérité, on y revienne nécessairement, toujours. .

U en est tout aut^eoçient de la foim&rak^ car il est abeolument nécessaire ici que quélquechose soit fait, savoir> que j'obéisse de tous points à la loi morale. Ici, la un est indispensablement fixée, ^ toutes mes lumières ne me laissent apercevoir qu'une seule condition possible sous laquelle cette .fin soit d'accord avec toutes les autres , et possède ainsi une valeur pratique, savoir, qu'il y ait un Dieu et une vie fîi-

5i8 wtoMOLoea

tare. Je sais aoaei très-eûr qu'il n* y a personne qui oonoaisse d*aulres conditions aboutissant à la même unité des fins sous la loi morale. Mais puisque le précepte moral est par conséquent aussi ma maxime (la raison youlant qu il doive Tétre), je croirai inéyitablement à l'existeDoe de Dieu et à la vie à venir, et je suis sûr que personne ne peut ébranler cette foi, parce qu'autrement mes principes moraux mêmes, auxquels je ne puis renoncer sans être détestable à mes propres yeux, s'écrouleraient.

De cette manière, il nous reste encore assez, même après avoir abandonné toutes les prétentions ambitieuses d'une raison vaguant au delà des bornes de toute expérience, pour avoir lieu d'être contents sous le rapport pratique. A la vérité, personne assurément ne pourra se flatter de savoir qu'il y a un Dieu et une vie à venir; car, s'il le savait^ il serait précisément l'homme que je cherche depuis si longtemps. Toutsayoir (s'il concerne un objet de la raison pure) peut être communiqué aux autres, et par conséquent je pourrais espérer de voir ma science s'étendre mer* veilleusement par l'instruction que je recevrais d'un tel homme. Mais non, la conviction n'est pas ici une certitude logique, c'est une certitude morale,- et comme elle repose sur des principes subjectifs (le sens moral), je ne puis pas même dire : il est moralement certain qu'il y ait un Dieu, etc.; mais seulement : je suis moralement certain, etc. C'est-à-dire que la foi

TBAN8GENDKNTALE. SftO

en un Dieu et en une au'tre vie est tellement liée à

mon sens moral, que je ne cours pas plus risque de la perdre, que je ne crains pas plus qu'elle me soit ravie jamais, que je n'appréhende de perdre le senti-

ment moral lui-même.

La seule difficulté qu^il y ait en cela^ c'est que cette foi rationnelle se fonde sur! là supposition des sentiments moraux. Si nous renoncions à cette supposition ^t que nous admissions une foi qui fût^iur différente par rapport aux lois morales, la question que propose la raison serait simplement spéculative, et pourrait encore alors être appuyée de solides raisons, prises de Tanalogie, mais non de raisons telles qu'un doute tirès-obstiué dût s'y rendre (1). Pans ces questions, nul homme n'est affranchi de tout intérêt; car, à supposer qu'il fût privé de l'intérêt moral, par défaut de bons sentiments, il lui en resterait encore assez pour lui hire craindre l'existence de Dieu et une vie à venir. Car il suffit pour cela qu'au moins il ne puti^se pas acquérir la certitude qu'il n'y a aucun être de cette nature, ni uuctme vie à venir ;

(i) L'esiMrit homain prend (comme je Crois quUl arrive nécessairement dans tout être raisonnable) un intérêt naturels la moralité, quoique cet intérêt ne soit ni indivisible [pas pur] ni pratiquement prépondérant. Affermissez et augnieutez cet intérêt, et vous trouverez la raison tout à fait docile et assez sage pour unir à l'intérêt pratique Pintérêt spéculatif. Mais si au contraire yotre premier ou, du moins, votre second soin n'est pas de rendre les hommes bons, vous ne les rendrez jamàiB sincèramient croyants.

680 MÉTHODOLOaiB

certitude qu'il ne peut acquérir, en effets à moins de prouver Timpossibilité de ces deux choses; ce qui devrait être prouvé par la raiëon seule, et pu conséquent apodictiquement* Or, cette preuve, aucun homme raisonnable ne peut assurément l'entreprendre. Ce serait donc là une foi négiBU4ve, qui n'engendrerait pas, il est vrai, moralité et bons sentiments, mais cependant quelque chose d'analogue, en ce sens qu'elle pourrait contenir les méchants.

Mais, dira-t-on, est-ce là toute l'œuvre de la raison, quand elle s'étend au delà des bornes de V expérience? N'a-t-elle donc que ces deux articles de foi? Le sens commun en aurait pu faire autant, sans avoir besoin de consulter là-dessua les philosophes I

Je ne rapporterai pas ici les services que la philo* Sophie a rendus à la raison humaine, par la recherche pénible de sa critique, quoique ces services pussent se trouver par le fait purement négatifs; ce dont il sera encore queetion dans le chapitre suivant. Mais exig^z-^us donc qu'une connaissance qui, aux yeux de tous les hommes, surpasse le sens commun, doive vous être découverte par les philosophes seob ? Ce reproche est la meilleure preuve de la vérité de ce que nous avons dit jusqu'ici , puisqu'il fait voir ce l'on n'aurait pas pu prévoir dans le principe, savoir, que la nature, dans ce qui intéresse tous les hommes» sans distinction , n'est coupable d'aucune distribu-

TRARSCKEf^nmiB. 531

tion partiale de Béft^doDS, et que la phiioBophie la «pioeéleTéepiir Tappmtaui fins easedtîeUail de' là aa^» ture hiimaiii^)^De peut paa conduire pïus loin que la direetion par elle dépap«ti^ à «l'intelligence même la pins Tolgaire* '* -:

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