‹ La critique de la raison pure. Tome premierChapitre 38 sur 72 · IDÉE SOMMAIRE · texte numérisé non relu

IDÉE SOMMAIRE

De la légifelmité et de Tunique possibilité de cette déduction des

concepts intellectuels purs.

Si les objets de notre connaissance étaient dès choses en soi, nous n'en pourrions pas avoir dés concepts dpnon. 'Car où feudrait-il les prendre? Si nous les tirions de l'objet (sans même rechercher comment cet objet pourrait nous être donné), nds

cdlîcepts sêfâlent purement etnpirïques, il n*y en aurait pas à priori. Si nous les tirons 8e liotis-mèmes, aloî^ c6 qui li'est simplement qu'en nous ne peut dctéi*aiifaet la iiùalité d^utt objet différent de nos Wprôsentatiohâ, c'est-à-dire être une l'alâon nécessaire de l'eilstèilce ii'tin objet auquel- se rapporte quetijue éïùie àé seirtbîàble â ce que Ubiis avons déjà pensé, une l*àiâôâ ({ui né doive pas plutôt nous Élire regarder tdulé bette représentation comme vaine. Si au contraire il n'est partout question que de phénomènes, alolrâ 11 est non-seuleiriéht possible, mais nécessaire ehtiorè, (^Uê ceMairiscohcèptsàpnon précèdent la connalàsance enîpirlqtîe dès objets. Comme phénomènes, ils fbi'iilent ettectlvèiîient un objet qui n'est qu'en noué, par la raison qu'une pure modification de notre sensibilité ne se rencontre iabsolument pas hors de nousw Or, la représentation même que tous ces phénomènes^ par ednsé(}uent tous les objets dont nous pouvons nous occuper, sont tous en moi, c'està-dire des déterminations de mon Même identique, exprime la nécessité d*Une uhlté universelle de ces déterminations dans une seule et même aperception. Cette unité de la conscience possible constitue la forme de toute connaissance des objets (par lesquels le divers est conçu comme appartenant à un objet unique). La manière dont la diversité de la représentation sensible (de l'intuition) appartient à la conscience, précède donc toute connaissance de l'ob-

jet, comme en étant la forme intellectuelle, et constitue même une connaissance formelle à priori de tous les objets, en tant qu'ils sont conçus (catégories). Leur synthèse par l'imagination pure, l'unité de toutes les représentations par rapport à l'aperception primitive, précède toute connaissance empirique. Des concepts intellectuels purs ne'sont donc possibles qu'à priori; ils sont même nécessaires relativement à l'expérience, parce que notre connaissance ne se rapporte qu'à des phénomènes, dont la possibilité réside en nous, dont la liaison et l'unité (dans la représentation d'un objet) ne se trouvent qu'en nous encore, et doivent pgir conséquent précéder toute expérience, afin d'en rendre avant tout la forme possible. C'est en partant de ce fondement, le seul possible entre tous, que notre déduction des catégories a été exécutée.

ANALYTIQUE TRANSCENDENTALE

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