CHAPITRE B?IBMI]SR
Ou Bchénaatisme clris concepts intellectuels purs.
Daj|s toute subsompty n^d^in^b|et sous^ un concept, la représentation de F objet doitêjred'une na-
titre analogue k celle du. concept; c'est-à-dire que le conceptdoit contenir ce gifi est représenté dans Tobjet àTubsumerTc^r ^^esTprécisémên t~7^e que signifie la proposition qu'un objet est contenu sous up concept. Ainsi le concept empirique d'un plat a de Tapalogie avec le concept géométrique pur d'un cercle, puisque la rondeur qui est connue dans le preipier peut être perçue dans le second, '
Mais les concepts purs de l'entendement, en comparaison avec dçs intuitions empiriques (avec des intuitions sensibles en général) en son^ tout à fait différentsei ne peuvent jamais se trouver dans une intuition. D'où vient donc la subsomption des intuition^ sous les poncepts, par conséquent Vapplication des catégories aux phénomènes, quand cependant pr-
sonne ne peut dire que ces catégories^ par exemple la causalité 9 puissent aussi être perçues par les sens, être comprises dans le phénomène? Cette question, si naturelle et si importante, est donc proprement la raison qui rend nécessaire la théorie transcendentale du jugement, pour faire voir comment des concepts purs de V entendement peuvent en général être appliqués à des phénomènes. Dans toutes les autres sciences où les^concepts par lesquels l'objet en général est pedsé ne sont pas essentiellement différents de ceux qui le représententm concre^o comme il est donné, il n'est pas nécessaire, pour l'application du concept à l'objet, de donner une explication particulière. j<\ Il est clair maintenant qu'il doit y avoir un moyen I terme qui ressertible en partie à la catégorie, en partie au phénomène, et qui rende possible l'application de la première au dernier. Cette représentation intermédiaire doit être pure (n'avoir rien d'empirique), et cependant, d'une part, être intellectuelle^ et de l'au- ^^ tre sensible. Tel est le schème transcendental. *^^ Le concept intellectuel renferme l'unité synthétique pure de la diversité en général. Le temps, comme condition formelle de la diversité du sens intime, par conséquent de la liaison de toutes les représentations, contient une diversité à priori dans l'intuition pure. Or, une détermination transcendentale de temps, en tant qu'elle est analogue à la catégorie (qui en fait l'unité), est universelle comme elle, et re-
TRANSGBIÎDENTALË. 1 6 1 !
pose sur une règle à priori. Mais, d'un aulre côlé, elle est analogue au phénomène^ puisque le ieni|Mi est compris dans toute représentation empirique de la diversité. Une application de la catégorie à dés phénomènes devient donc possible par le moyen de la détermination transcendentale du temps ; et cette détermination , comme sphême des concepts de Tentendement, rend po^ssible la subsomption des phénomènes à la catégorie. ^
D'après ce qui a été démontré dans la déduction des catégories, personne, je pense, n'hésitera à prononcer sur la question* : Si l'usage de ces concept^ purs est seulement empirique, ou bien eneore s'il est transcendental; c'est-à-diresi cesconcepts, comme conditions d'une expérience possible, se rapportent àpriori seulement à des phénomènes ; ou si, comme conditions de la possibilité des choses en général, ils peuvent se rapporter à des objeteensoi (sans aucun égard à notre sensibilité). Car nous avons vu que des concepts sont tout à fait impossibles et qu'ils ne peuvent avoir aucun sens quand un objet ne leur est pas donné soit à eux-mêmes, soit aux éléments dont ils se composent ; que par conséquent ils ne peuvent concerner les choses en soi (sans eonsidérer si et comment ces choses peuvent nous être données). Nous avons vu, de plus, que la seule manière dont ces choses nous sont données, est la modification de notre sensibilité; enfin, que des concepts purs à priori doivent comenir I. 11
téi Lumouk
à priorij indépendamment de la fonelioa dereniendament dans la catégorie^ des conditions formelles de lai 8etiBibilité(particQlièrementdu&ens intime)^ coaditions qui en reiiferment une autre générale sous laquelle seule la catl^orie peut être appliquée à uta objet quelconque^ Nous appellerons cette condition f(^tnbllb et pure dé la sensibilité^ à laquelle le coticôpt intellectuel est reitréiiit danssonusage^le jcAéme de ce concept intellectuel ; et le procédé de l'entendement relatif à ce schéme, le schémaiisme de Tentendement pur»
Le schème d'est toujours en lui-même qu'un produit de l'imagination ; mais comme la )9ynthèse de cettiB dernière n'a pour but aucune intuition partieulière, mais seulement l'unité dans la déterminatioil de la sensibilité, le schêrae doit donc être distingué de l'inlage. Ainsi, quand je dispose cinq points l'uil
après l'autre de tette manière , j'ai une image
du nombre cinq. Au contraire-, qùatid je conçois seulement un nobibre en gëhéral, qui peut être ou cinq^ ou i(^nt, cette pedsée iest plutôt alors la représentation d'une méthode poUr représenter en une image une multiplicité (v. gl mille) conformément à un certain concept, que pour représenter cette image même, qu'il me sër&iit d'ailleurs très-difficile, dans le deruier cas^ de parcourir des yeux et de comparer
^ avec le confeept. Or, cette représèhtation d^i n procédé I général de l'imagination, pour donner à un concept
"^ son iniàge, s'appelle le schême dg^ce concept.
TRANdtË Abkl^T AL£ . 1^8
En eflOat) tiôs cbncë^tft detisibles ^dnt ri'oDt pôini pdur fondement des imâgeii des dbj'eW) liitiiâ déd schê* mes. Abeune image d'an triangle queteônltltib ne pdtiS rait jamais être adéquate ad concept d'un tHanj^lbetl général ; car jaihais elle n'atteindrait là |^nëmlitS du concept qui fait qu'il Vistut poUr tbbb M triftngll9i9> rectangles, isocèles, etc. $ elle serait tôtljbun^t*estreinte à une seule partie de cette iphètt. Le âehême du triangle ne peut exister ailleurs que dAns là pensêidv et indique une règle de lu synthèse de l'ibiagihà^ tion par rapport aux figures pUres dans l'espace» ^ Un objet de l'expérience bu &bn itttage atteint bi^U moins encore le cft^ncept empirique; ce côttbept lA rapporte toujours immédiatenieut au Bbhêmç de Tlmàgination^ comme à une règle db la déterUiinatiôb de notre intuition, suivant un certain concept gé^ néral. Le concept de chieti désigUe une règle d'après laquelle mon imagination peut décrira la figuïie d'utt quadrupède en général sans être restreinte à àUcun^ figure particulière que nous offre rex^rlfedfcfe, Uôn plus qu'à une image possible quelconque (|ue je pourrais me représenter in condrétù. Ce schéihâtiétti'e de notre entendemètat, par rappért auk ph^nbïnèUeÀ et à leurs simples formes^ est Un art iteièret danK léA profondeurs de l'âme humaine, dohthbtiib aurons de la peine à jamais arracher le trai procédé à la taatûre pour 1« mettre en quelque sorte sou^ lès yteùk. Seulement, il nbus eât permis de dire qu^ Vifriasfeàè là
faculté empirique est un produit de l'imagination productive, et que le schême des concepts sensibles (comme de figures dans l'espace) est un produit, et comme un monogramme de l'imagination purçàpno* fij par lequel et suivant lequel.seul les iniages sont définitivement possibles. Mais des images ne peuvent jamais être liées au concept que par l'intervention du schême qu'elles indiquent et auquel elles ne sont point en elles-mêmes parfaitement adéquates. Auconj traire, le schême d'un concept pur de l'entendement est quelque chose qui ne peut être réduit à aucune ima^e ; il n'est que la synthèse pure, ^^^^iffî<^ **'"^?Tlti une règle de l'unité^ d'accord avec des concepts, en rénéral, et qu'exprime la catégorie. C'est un produit t^anscendental de iHinagination. qui concerne la détermination du sens intime en général, suivant les conditions de sa forme (du temps) par rapport à toutes les représentations, en tant qu'elles doivent être liées à priori^ en un concept conformément à l'unité de l'aperception.
Sans nous arrêter à une aride el Aistidieuse analyse de ce qui est exigé pour des scL 'jmes transcendentaux des concepts purs de rentendement en général, nous exposerons plus volontiers ces schêmes suivant l'ordre des catégories et eu rapport avec elles.
L'.iniage pure de toutes les quantités ou grandeurs (fu^ofunAj pour le sens externe, est l'espace ; celle de tous les objets des sens eu général, c'est le temps.
Mais le scliême pur He la quantité ^^uànfitatî^ comme concept de l'entendement, c'est le nombre, qui est / une représentation comprenant l'addition successive de un à un (des choses de même espèce). Le nombre n'est donc autre chose gué l'unité de la synthèse de la diversité d'une intuition homogène en général, par le^fait que ie produis le temps lui-même dans l'appréhension de l'intuition.
La réalité dans un concept pur de l'entendement est ce qui correspond en général à une sensation quelconque;* par coriaéqueùt ce dont le concept désigne un être en soi (dans le temps). La négation est ce dont le concept représente un non-être (dans le temps). L'opposition de ces deux choses consiste dans la différence du même temps, comme plein ou vide. Puisque le temps consiste uniquement dans la forme de l'intuition, par conséquent dans la forme des objets, comme phénomènes, il s'ensuit que ce qui répond en eux à la sensation est la matière transcendentale de tous les objets comme choses en soi (réalité essentielle). Or, toute sensation a un degré ou une intensité par laquelle elle peut plus ou moins remplir le même temps, c'est-à-dire le sens intime, par rapporta une représentation d'un objet, jusqu'à ce qu'elle se réduise à rien ( = o = negatip). Il y a donc un rapport et un enchaînement, ou plutôt un passage de la réalité à la négation y»qui rend représentable tonte réalité comme quantité; et le schême
4'une réalité, conf fpe de h quantité de q^q)q^echo|e, en ^^\ qqe pette chpa^ ren^pUt le tfimps» est purement U prpdwc^ifin cpqtinue pt pnîfpri^^p de cette ïéf^ljté ^»P8 |s tWÏ»» Iwsqu'on 4?8pepfi chrqpolq-
i?q»SWQpt <ïfl \% 8«n^tioQ, qi»i « uo wt^^io flegré,
j]}^qu'^ WP évaqqHJaçpwent, qn qMe Too pippte i()^pa|[)|9p[)flQt 4^ la flég^tiqn de la seusatjppTaa
TJTralTute.
f^e ^ph^me dg la pubstappe esj; Iff perm^pence 'â\i répl d^pe le tep^pa, c'e^t-Mire 9a représentation çqjflfflfl un si^bstrfttmï^ de la d^teripjnatjqn empirique {lu jiemps ^n gépéfal, jpquel eubstratuip, par poq^pqqeut, j^ste qu^pd \UWt change, (.e teinpç ne p3§e pas, niais pp jpi pî^sqp rpxjslieqcp du muable. ^^r ppnséqqppt au lepps, qui e^t pap lui-n^ême Immuable et perptapept? cprre^pond daps le phénomène, rimmpajjjp dan» Texistencp, c'pst-^dirp la ^ul(S|;ance ; p\ eq elle ^eulp ppuvept être déterminéei^ l^ spcceqsion et la siq^pl^néité d}i pb^qomèpp qu^nt
^u temps-
V l^e 9phème dp la c^u^e ef de la causalité d'une phoseen genérs^l est le réel, qui, s'il P?t Rpséà vp- Iqnté, est toujours çqivi de qqelque autre chose. Il pqn^iste dqned^ns la ^upeeasjqp de la dlvpf^ité en fapt qu'pUe f^\ soumise à ^pe rpglp.
>/ Le schême dp la réciprocité de rpptifip et dp la
réaction, ou de la causalité mutuelle de^ sqb^f^UQps
.par rapport à \Q\xvn apcidents, est le rapport simul-
WwM d9 l'aatca, suivant via^ r«glfi g^Asm^e.
thèse de différentes représentations avec lo^ (}QI)(liT
UoRft du temp» «Q gân^ml (k oQi^ir^irf!, par ^i^^n^ple PS PQHYAQt mmn 9n mêm? temp» d^p§ un§ p^io^g,
mw» SSHlweot 4'upç Wî^pi^re gucç^s^ivç); pijp qqq- 9équmt la détermipation de la repré^^ptatiqq d'un^ ohosp en un certain temps.
Le 8ohèn)e de |a réalité essentielle est l'existence v' dans un temps déterminé.
Le schème de )a nécessité est l'^xistenee dUm oIk ^ jet ep tout temps.
On yoit donc par tout cela que le schème de chaque ca^égoriQ, tel que celui de' la quantité, contient et représente la production (la synthèse) du temps lui*mème dans rappréhension successive d'un ob* jet; le schème de la qualité, la synthèse de la pen-^ sation (perception) avec la représentation du temps, o^ rocqupation, le rpmplissement du tficnps ; h schème de la relation, le rapport dés perceptions entre elles en tout temps (c'est-à-dire suivant UUP règle de la détermination de temps) ; enfin, le schème de la modalité et de ses catj^gories^ le temps luimême, comme le corrélatif de la déterminatiqp d'up objet, si et comment cet objef appartient au terpp§.
Les schêmes ne sont donc que des détermlnaUQns de tempsd priori d'après des règles qui, suivant
Tordre des catégories, ont pour objet la série du temps, la matière du temps, Vordre du temps, et enfin Y ensemble du temps par rapport à toutes les choses possibles.
D'où il résulte que le schématisme de l'entendement par la synthèse transcendentale de Timagination ne concerne que l'unité de toute' diversité de l'intuition dans le sens intime , et indirectement l'unité de l'apetception, comme fonction correspondante au sens intime (à une réceptivité). Les sehèmes des concepts purs de l'entendement sont donc les vraies et uniques conditions pour donner à ces concepts un rapport aux objets, et par conséquent pour leur donner une signification/ en sorte que les catégories n'ont en définitive qu'un usage empirique possible^ puisqu'elles servent simplement à soumettre les phénomènes aux règles générales de la synthèse à l'aide de principes d'une.unité nécessaire à priori (à cause de la liaison nécessaire de toute conscience en une seule aperception originelle), et à rendre ai^sî les phénomènes susceptibles d'une liaison . universelle en une expérience.
Mais dans cet ensemble de toute expérience possible sont toutes nos connaissances; et dans le rapport général à cette expérience, consiste la vérité transcendentale. qui précède toute vérité empirique ^ la rend possible.
Mais cependant il est visible que les schêmes de la
TRANSCENDBNT^LE. 169
sensibilité) tout en réalisant avant tout les catégories^ les restreignent néannioins, c'est-à-dire qu'ils les bornent à des conditions étrangères à l'entendement, (savoir, à la sensibilité). C'est pourquoi le schème n'est proprement qu'un phénomène, ou le concept sensible d'un objet, d'accord avec la catégorie (numerus est quantitas phœnomenon y sensatio realitas phœnomenon; constans et perdurabile rerum
substantiaphœnomenàn. ^Eternitas, nécessitas,
phœnomenaj etc.). Si donc nous omettions une condition restrictive, nous étendrions par le fait, à ce qu'il semble, le concept limité auparavant ; et ainsi les catégories'devraient valoir dans leur signification pure sans toutes les conditions de la sensibilité à l'égard des objets en général, têts qu'ils sont, au lien que leurs schêmes représentent [ces objets seulement comme ils apparaissent. Elles auraient donc une valeur indépendante de tout schême, valeur beaucoup plus étendue que celle des schêmes. Dans le fait, cependant, si l'on opère cette suppression, et que Ton fasse abstraction de toute condition sensible, les concepts purs de l'entendement n'auront plus qu'une valeur purement logique, celle de la seule unité des représentations, mais de représentations sans objet; c'est-à-dire que ces concepts ne pour- ^ ront se rapporter à aucun objet, ne signifieront rien. La substance, par exemple, si l'on omet la détermination sensible de la permanence, ne signi-
ûe^ p|uft qnfl qm\w^ pbflM q^i p»n( 0ln> pensé d»9iw)' Pfi j« «8 PHi» m^ fftiw 4q jîuttp wpwseot*!
(|0Q§ de U phpee qui, c^a^p j!9Uft, 4f)it yjilpin 4|it|<Q 4p R^WWr im\' *^l fiatégppiçB 9{^p« 9<i|iêR)§§ i)fl
IW PP«WR^S ?* P^ r«Rr4l8ïHpnt *«8Hï» ftWft. CeJ^ qui r^UfP r^p^eqdepent en Iq |tesfrâ^gnaq(,