I.0G1QUE
. .nière quelconque :; sang cela les dbncef^té août Tains. Et quand mèina on aurait pensé sans cette condition^ rien ne serait réelhiment o^nnu par cette pensée; on aurait seulement joué avec des repr^sentatioj^. Donner un objet, si ToA n'entend pas seulement par là une intuition médiate, mais bien rinruitfon^mm^é-diata de cet objet, ce n'est pas faire autre chose que d'm rapporter la représentation h Texpéri^nce (réelle 90 possible)* L'espace et le temps môme, en tant que concepts purs, sont exempts de tout en^pirismeTet bien qu'il soit certain qu'ils sont représentés parfaite-ment à priori dans l'esprit^ Us seraient cependant saflis valeur objective 9 sans signUication ni sens, si leur usage né se montrait nécessaire dans les objets de l'ex* périence. Leur représentatioubuème est un pur schème qui se rapporte toujours à l'imagination repro^uotiye. Cette imagination rappelle les objets de l'expérience qui, sans elle, n'auraient aucune signifi<Ction;'il en est de même de tous les concepts sansdistinctibn.
La possibilité de Fedopérience est donc ce qui donne à toutes nos connaissances à priori utie réalité objec^ tive. Or, Texpérience repose sur l'unité synthétique des phénomènes, c'est-à-dire sur une synthèse faite suivant les concepts de l'objet des phénomènes en général, synthèse sans laquelle il n'y aurait absolument pas de connaissance, mais seulement un aa« semblage de perceptions qui n'auraient entre elles aucune liaison selon des règles d'une consciendl'uni-*
tbansCbndentale. 179 .
verfiellèmeiit conjointe (possible) j et qui, par conséquent, ne se prêterait point à l'unité trànicendentale nécessaire 4e l'aperception. L'npérience a doAC posé* pour fon^enrant) de» principes de sa forme à priori, je veui dire des règles générales de l'unité dans là synthèse des {phénomènes, dont la réalité objective et la pdBsibilité même peuvent toujours être démontrées dans réxpe^ente, à titre de conditions nétes^ Baii^^Mais, hoc^'de ce rapport, les propositions syn-thétiques à ^pimi sont absolument impossibles, puisqu'elles n^ont aucun ti;pisième tçrme, aucun objet pur dans lequel l'unité synthétique de leurs concepts puisse établir la .réalité objective.
G'e8^poufqtl0i, bien que nous connaissions plusieurs choses à prid^ri dans les jugèntents synthétiques relàtiveihenl; à l'espace en général ou relativement aux fîgurei^ue l'imagination productive décrit dans Tespace, sans que nous ayons réellement besoin d'aucune expérience pour cçla; cependant cette connais- . sance ne serait qq'mie pure chimère si l'espace ne devait jms dire pris comme condition des phénomènes qui sont la matière de l'expérience externe. D'où il suit que les jugeiïleùts synthétiques purs se rapportent, quoique d'une manière médiate seulement, à l'expérience possible, ou plutôt à sa possibilité même, et fondent uniquement là-dessus la validité objective de leur synthèse.
Puis donc que l'expérience, comme synthèse empiri-
180 • LOGiguB.
que, C8t« dans sa possibilité, U seule maiiière àe connaître qui donne de la réalité à toute autre synthèse^ celle-ci, "comme coryiaissance à jyriorij, n'a donc de vérité (accord avea l'objet) éfu'autant qu'elle ne contient rien que ce qui est indispensable^à l'unité synthétique de l'expérience en génjéral.
Par conséquent, îe premiet .principe de tous leè jugements synthétiques ^st que .'•Toiït objet est soumis aux conditions nécessaires (jie T unit^^nftétique delà diversité de l'intuition dans une expérience possible.
Decelte manière lesjugements synthétiques à j[}mri sont possibles lorsque nou^ rapportons les conditions formelle? de l'intuition à priori] la. synthèse de'.rimagination et son tinité nécessaire d^s une àperception transcendeotale, à qn^ connaissance expérimentale possible ^n général, et que' npu^ disons : les conditions de la possibilité de l'expéfience en général sont en même temps des conditions de la possibilité des objets de l' expérience j et possèdent par cette raison une valeur objective dans un jugement synthétique à /jnort. -.
SYSTÈME DES PRINCIPES DE E'ElNTE.^DEMEi>ÉÏ miK.
SECTICJN III.
Exposition systématique de tqus les principes synthétiques
de l'entenderiient pur.
Partout où il y a lieu à des principes, c'est l'effet du seul entendement pur, qui est non-seulement la
faculté des règles, par rapport à cf qui arrive, niais encore la source des principes. Suivant cette sQurce, tout ( ce qui peypt.se présenter à nous seulementcoçime objet ).e8t nécessairement soumis à des fègles^ parce que sans elles jamais une cc^oaissance d'un ^bjet correspondant aux phénomènes ne conviendrait à ces phénomènes. Les lois ..mêmes de la nature,
quand elles sont considérées jcomme principes de Tu- - - sagQ empiriquede reijtendement, emportent en même temps une expression de nécessité, par conséquent au rîioins laprésomption d'unedétermination d'après des princi|>QS qui valent en soi à priorii^t avant touteexpér rienJtCMai^ to'atesfes loisde la nature sansdistinction, popt sd|«Di^6s à des principes. supérieurs de l'entendehaent, puisqu'elles n'en sont que des applications à des cas particuliers dti phénomène. Par conséquent ces principe seuls donnent le concept qui comprend la condition et comiçé l'exposant d'une règle générale, tandis que l'expérience donne le cas soumis à la règle. Mais il n'y a pas à crainte à ce sujet que des principes purement empiriques soient pris pour des principes de l'entendement pur, ou réciproquemer^; car la nécessité conceptil^nelle (1), qui distingue les
(1) Je ne trouve pas de mol plus propre pour rendre la locu- [ion nach 7?egfW^e7i et si j'avais osé, je l'aurais hasardé plus tôt. Je ne me propose cependant pas de l'etttplpyer désormais, seuleraeut.il m'a paru Lien préféfîible ici h la locutipji suivant des concepts, J^aurais bien mis logique, par opposition à physiquemais aurais-jo élé plus clair ? T.
182 UNHQUft %
principes de renteDdemeat pur, etdont le débat dans toute proposition empirique, si générale ïju' elle puisse êtroi est facilement remarqué, peut toujours préyenir la confusion. Toutefoia il y à des principes purs àfriori que je ne puis proprement attribuer à l'enten* dament pur, parce qu'ils ne dérivent pas de concepts purs, mais d'intuitions pures (quoique par l'intervention de l'entendement) , tandis* que l'entendement est la faculté des concepts. Lqs mathématiques, ont des principes de ce genre; mais leifr application à Texpérienoe, par conséquent leur valeur objective, et même la possibilité d'une telle connaissance synthétique àpnoh (sa déduction),^ reptfàe cependant toujours sur l'entendement pur.
C'est pour cette raison que je ne ferai pas entrer dans mes principes ceux des ttiathématiques^ ;nais bien ceux sur lesquels se fonde leur possibilité et leur valeur objective à priori , et qui peuvent en con^ séquence être regardés comme le principe de ceux des mathématiques, allant (i) des concepts à l'intuition, et non de Vintuition aux concepts.
Dans l'application des concepts purs de l'entendement à l'expérience possible, l'usage de leur synthèse est ou mathématique j ou dynamique; Cd^r elle concerne
(1) Ce participe a pour sujet les principes qui servent de base à ceux des mathématiques. C'est aiosi que les traducteurs italiens et anglais, ont entendu le texte. G. Born l'entend autrement et rapporte 1« verbe aller au sujet ^'c. T.
TRANSCniDfNTALE. 183
en partie l!intuiti(mj en partie Veanstence d'un phénomèife en général. Mais les oonditions à />non de T intuition sont tout A ffjHi nécessaires par rapport à une expérience possible ; cdles de l'existence des objets s^i^inis à une intuition empirique possible ne iont l[tte contingentes dès qu'elles viennent à être considérées en ellea^-mèmeSé Les principes de l'usage mathé*matique sont donc absol|ment nécessaires, c'est-à-dire qu'ils prononcent a^Miâictiquement. Les principes de l'usage dynamique emportent aussi, à la vérité, le ca*ractère d'une nécessité., à priori^ mais seulement sous la condi|ion d'une pensée empirique dans une expérieQce, par çonëé^uent d'une manière médiate et indirecte seulement. Ils ne contiennent donc pas cette évidence immédiate, propre aux principes mathématiques, sans préjudice cependant de leur certitude par rapport à l'expérience en général. Toutefois, ceci sera plus sensible à la fin du présent |raité des principes. La table de» catégories nous donne le plan tout naturel de celle des principes, parce qu'ils ne sont autre chose que les règles de l'usage objectif des catégories. Tous les principes de l'entendement pur sont donc :