S XVIII
Ce que c'est que TUnité objective de la conscience de soi-même.
V Unité transcendentale de l'apperception est celle par laquelle toute diversité donnée dans une intuition est réunie en un concept de l'objet. C'est pour cette raison qu'on l'appelle objective. Elle doit être distinguée de Vunité subjective de la conscience, qui est une détermination du sens intime, par laquelle cette diversité d'intuition est empiriquement donnée pour ensuite être liée de la sorte. Les circonstances ou conditions expérimentales font que je puis être
empiriquement conscient de la diversité, comme simultanée ou successive. Par conséquent l'unité empirique de la conscience, par l'association des représentations, se rapporte au phénomène lui-même, et son caractère est tout à fait contingent. Au contraire, la forme pure de l'intuition dans' te temps, comme simple intuition en général contenant une 'diversité djonnée, n'est soumise à l'unité pHmitive de la conscience que par le rapport nécessaire de la diversité de rintuitiôn à un je pense unique; ce qui n^a lieu par conséquent qu'au moyen de la synthèse pure de l'entendement, qui sert de fondement dpnoft à la synthèse empirique. L'unité [de la synthèse pure] n'est
valable qu'objectivement ; l'unité de la synthè^ empirique de rapperceptiofd, que nous ne considérerons pas ici, et qui n'est qu'une dérivation de la première, sous des conditions données m concreto^ n^aqu'une valeur subjective. L'une(l) rattache à une chose la représentation d'un certain mot, l'autre la rattache à une autre chose; et l'unité de conscience, dans ce qui est empirique, ne vaut ni nécessairement, ni universellement par rapport à ce qui est donné.
(1) Il y a dans le texte : Einer verbindet die Korstellung eines gewissen H^orts mît einer Sache, die anderëmit einer anderen Sache, etc. Je traduis comme s'il y avait Eine. C'est ce qu'ont fait aussi MM. Mantovani et F. Haywood. De plus, j'entends par Yune, avec le traducleui italien , la première de ces unités , l'unité synthétique pure. La traduction latine de Born emploie ici des conséquents qui ne s'expliquent ni grammaticalement ni logiquement. T.
408 SUPPLÉMBNTS.