Dans les Andei de IWinérique du Sud. par cxcinple
des régions entières, et la de'molition des pics les plus ailiers s'opère constamment par les pluies et les vents.
La violence est un des modes, mais non le mode unique, des rapports entre collectivités humaines. Il s'en forme, au contraire, une quantité' d'autres par la circulation des hommes, des biens et des idées. Que l'on songe seulement à la masse énorme des voyageuts parcourant constamment les routes. De nos jours, ils se chiffrent par millions. Ils ont toujours été nombreux. Depuis la plus haute antiquité, les rapports économiques et intellectuels ont dépassé dans une immense mesure les rapports guerriers.
Une rétlexion peut faire comprendre combien est absurde l'idée que le progrès provient uniquement de la lutte entre les hommes. Nul ne contestera que l'invention du feu, de la roue, de la voile, de la charme, de la locomotive, du télégraphe, de l'automobile, du pain, de la cuisine et des vêlements nait contribué au progrès du genre humain. Or, aucune de ces inventions et des milliers d'autres, qui constituent notre outillage industriel et économique, n'a été faite en vue de combattre nos semblables'. Toutes ont été faites uniquement en vue de combattre le milieu physique". Si quelques-unes ont été appliquées à la gueiTe, c'est après coup, mais aucune n'a été faitep«i'2?e de la guerre. Le téléphone remplace maintenant les aides de camp dans les batailles; mais, certes, Graham BeM ne pensait pas exclusivement à cette destination lorsqu'il a inventé son nouveau moyen de transmission de la pensée humaine.
M suffit de songer aussi au petit nombre des guerriers, par rapport à l'ensemble de la population d'un pays, pour
•1. Chose curieuse, pas même la poudre à canon. On pouvait parlai" tement se haltre sans elle et elle n"a nullement été cherchée pour les batailles.