‹ La critique du Darwinisme socialChapitre 81 sur 94 · CHAPITRE XX LHOMICIDE COLLECTIF ET LA SCIENCE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX LHOMICIDE COLLECTIF ET LA SCIENCE

« Tous les hommes civilisés, dit M. Lester Ward ', comprennent combien horrible est la guerre, et, si la sociologie avait des visées utilitaires, l'une d'elles devrait être, assurément, de diminuer et de mitiger ces horreurs. Mais la sociologie pure est tout simplement une étude des faits sociaux et des conditions sociales et n'a rien de commun avec les visées utilitaires. La sociologie, en entreprenant cette étude objective, trouve que la guerre a été, en fait, la condition principale et directrice du progrès humain. Ceci est parfaitement évident pour tout individu comprenant le sens de la lutte des races. Dès que les races cessent de lutter, le progrès s'arrête. Elles ne veulent aucun progrès et n'en font aucun. Pour toutes les races primitives anciennes et peu développées, l'état do paix est, certainement, une condition de stagnation sociale. Nous pouvons nous étendre atitant qu'il plaît à l'àmc sur les bénédictions de la paix, mais les faits restent tels qu'ils sont constatés cl ils ne peuvent pas être réfutés avec succès. »

On ne saurait mieux exposer la conception darwinienne. Nous voici au cteiir du débat, au centre de la position. Je dois déclarer nettement et catégoriquement que, si j'admettais une S(!ule minute la proposition de M. Ward, j'aurais considéré comme dégradant de ma part d'avoir

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