L HOMICIDE COLLECTIF ET LA SCIENCE
mènes de la biologie et ceux de la sociologie, ces vérités sont de purs truismes. Aussi est-il impossible d'être sociologue et militariste, comme il est impossible d'être économiste et socialiste.
De nos jours, les hommes peuvent se partager en deux catégories : 1° Ceux qui croient la spoliation avantageuse ; ce sont les ignorants et les anarchistes (nationaux et internationaux). 2° Ceux qui tiennent la spoliation pour funeste' ; ce sont les savants et les fédéralistes. Mais assurément la science ne peut pas se mettre du côté des ignorants. Donc, elle doit se mettre du côté des savants. Ainsi, sous quelque face qu'on envisage la question, on aboutit à la même conclusion : ni la biologie ni la sociologie ne sanctionnent riiomicide cnllcctirà perpétuité.
Après avoir montré, en quelques traits rapides, que les données fondamentales de la biologie et de la sociologie proclament la fausseté du darwinisme social, je veux exposer, très brièvement, quelles ont été les conséquences - de cette doctrine au point de vue intellectuel, éthique, économique et politique.
J'ai cité plus haut le mot de Cuvier sur la géologie au commencement du xix" siècle-. Elle était alors un tissu incohérent de conjectures enfantines et fan(aisist<'s. Après de longs et persévérants elforts, les géologues ont mis de l'ordre, de la suite et de la logique dans l'amas énorme des faits observés. Les sociologues commençaient à faire de môme, quand i'irni|ili()n du darwinisme social est venu tout brouiller. Celle doctiine nous a plongés dans un vérilabh^ chaos d'idées et d'opinions. Les faits ont été con-
1. An sims (d/;/. iiiiii piissir, hicn cnlcinlii. l'orsimiic lu" trouve avanlJif;eii.t d't'Irc spolii'. Je parle de ceu.t qui rousidèreiit coMiiiie l'iiiie\U\ pour euxmêmes, de spolier les autres..