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L’Atmosphère, les vents, les nuages et les pluies, la lumière et sa diffusion rapide et quasi-infinie, la gravité, tels sont les sujets traités dans le premier livre qui se termine par la comparaison classique de la terre avec un magnifique palais, entouré de jardins remarquablement tracés et soignés. « Quand nous ne voyons rien de trop, ni de trop peu, rien de frivole, de mal arrangé ou d'inutile, que chaque chose dans les dehors mêmes, répond exactement à toutes les fins, à toutes les vues pour lesquelles elle a été créée, qu’en pouvons nous conclure d’autre que le tout est l’ouvrage et la composition d’un être intelligent, d’un artiste habile dont la puissance et ladresse répondent à un tel ouvrage ? » 50.
. Le livre II, considère la figure de la terre la plus convenable pour la bonne distribution en tous lieux de la chaleur, de la lumière, des eaux et des vents; — la grosseur de la Terre « ouvrage trop grand pour un autre agent que Dieu »; — son double mouvement, sa situation par rapport aux causes célestes; l’équilibre parfait entre les terres et les mers; la grande variété et la grande quantité de toutes les choses qui ont été créées sur et dans la terre pour l’usage de ses habitants. Là se trouve écartée l’objection tirée de l'existence des bêtes féroces. « Je pourrais répondre à tout cela que dans une plus grande diversité se manifeste aussi un plus grand art, que les créatures nuisibles par leur férocité ou leur venin servent de verges et de fléaux pour nous châtier, de moyens pour employer notre prudence, nos soins et notre industrie et ainsi de suite; mais tout cela a été suffisamment prouvé par d’autres. Il suffit à présent de dire que cette grande variété a été ordonnée de cette manière par une Providence très sage, pour servir de provision aux besoins du monde dans tous les lieux » 77-80. Les reptiles venimeux sont des instruments de la justice. « Je suis porté à croire que les nations qui oublient ou qui ne connaissent point Dieu
sont les plus incommodées par ces reptiles nuisibles ou par d’autres créatures dangereuses » 554.
Le livre III poursuit l'examen des terroirs différents qui se complètent les uns les autres, des filons de minerais, des lits de terres et de roches dont la formation et l’ordre sont contemporains soit de la création soit du déluge. « On soutient même que tout cela s’est fait selon les lois de la gravité » 94 Dieu est bon physicien. Les volcans sont certainement d’une grande utilité. « Quoique ces volcans donnent les chocs les plus rudes et les plus terribles à notre globe, quoiqu’ils soient les fléaux les plus redoutables pour effrayer les pêcheurs, qu’ils servent de présages et d’emblêmes de l'enfer même, ils sont comme autant de soupiraux ou de cheminées aux pays où ils se trouvent pour donner passage au feu et aux exhalaisons souterraines qui, sans cela, feraient des ravages funestes, comme cela arrive souvent, en causant des secousses terribles et des tremblements de terre ». 97-98, Les montagnes, « loin d’être des productions fautives du hasard sont au contraire la partie la plus noble et la plus utile, que dis-je, la plus nécessaire de notre globe » 100.
56. Mais vient le livre IV à lui seul deux fois plus étendu que les trois premiers réunis. Six chapitres vantent la perfection des sens; puis se succèdent des chapitres sur la respiration, la nutrition, le vêtement, l’insinct de nidification et l'instinct de conservation, sur la génération et les instincts qui lui sont associés. C'est une étude très poussée, aux multiples détails, poursuivie sur le mode laudatif pendant plus de deux cents pages. L’œil, sa figure, sa situation, ses mouvements, sa grosseur, le nombre des yeux, leurs diverses parties muscles, tuniques, humeurs et nerfs, leurs défenses sont examinés pendant trente-sept pages. Cà et là, Derham formule des affirmations curieuses; il justifie Dieu de ne pas avoir placé l'œil dans la main, plus mobile sans doute que la tête, maïs plus exposée; il
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