‹ La Critique Et La Religion Chez David HumeChapitre 34 sur 38 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L’humanisme de Hume

165. Superstition ou scepticisme; cet arrêt de lHistoire naturelle, si conforme à l’esprit de toute la critique du philosophe écossais, paraît effacer complètement les appels qui terminent les Dialogues et l’Essai sur les miracles. Ceux-ci ne seraient que de piètres satisfactions accordés au sens commun.

Il est tout naturel dès lors que, dans le feu des controverses, les contemporains de Hume l’aient tenu pour un déiste ou même pour un athée déguisé en sceptique. Roustan, pasteur de l'Eglise helvétique à Londres. en 1768, le considère comme le plus extrême des « théistes », c'est-à-dire des ennemis du christianisme.

Les prêtres, il est vrai, avaient quelque raison de se plaindre de lui; ils n’oubliaient pas les analyses brutales de l'esprit sacerdotal; chacun alors, et les évêques les premiers, déploraient la cupidité et l’ignorance du bas clergé, mais un laïque ne pouvait avoir le droit de les dénoncer publiquement en ses écrits, en même temps qu’il s’attaquait aux miracles et à la Providence, exactement comme la plupart des déistes. Cet écrivain cependant avait établi une distinction entre les prêtres et les « clergymen ». « Par prêtres j’entends seulement des hommes qui prétendent au pouvoir et à la domination ainsi qu'à une sainteté de caractère supérieur distincte de la vertu et de la bonne moralité. Ce sont des hommes très différents des Clergymen qui sont établis par les lois pour veiller sur les choses sacrées et pour conduire nos dévotions publiques avec une plus grande

décence et en un ordre plus régulier. Il n’y a pas de À

Page 1