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le rôle de celui qui représentait le souverain alla s’effaçant peu à peu. Et il sé produisit alors un fait qui peut sembler ÿ des plus extraordinaires, mais qu’il est impossible de révoquer en doute. 400
La Comédie-Française es, de par son essence même, 1 chargée de maintenir la tradition du répertoire et de donner de
en même temps satisfaction à ce besoin de nouveautés qui est la vie même de ‘l’art. Si elle se fige dans l’interprétation des chefs-d’œuvre consacrés par les siècles, ce n’est plus qu’un musée d’antiques; si elle accorde trop au goût du jour, elle se réduit à n’être bientôt plus qu'un théâtre de genre. Il y à une balance à tenir entre ces deux éléments. Vous pourriez croire que ce serait l’élément républicain $ qui pencherait plutôt vers le goût du nouveau, et l'élément à monarchique qui s’attacherait à celui de la tradition. Vous L vous tromperiez étrangement. Toutes les fois que les co= médiens ont été les maîtres chez eux, toutes les fois qu’ils ont annihilé l’action de celui qui représentait à la Co- ï médie-Française l’autorité du souverain, ils ont manifesté : ;
une tendance visible à l’immobiliser dans le classique, ou dans les imitations du classique,
Et si l’on réfléchit un peu, l’étonnement ne durera guère. Les comédiens qui ont passé sociétaires, qui ont conquis le droit de gouverner la maison chacun à son tour de semaine, ne sont arrivés que tard à cette situation exception
nelle. À moins de leur supposer un esprit d'initiative, qui est rare chez tous les hommes, et plus rare encore chez les artistes, ils sentent un secret penchant à préférer les œuvres où ils ont obtenu leurs premiers succès, le genre où ils ont jeté leur premier éclat. Ce penchant est favorisé encore par cette pointe de paresse qui est naturelle à l’homme arrivé.
Ilen coûte pour se renouveler, à un certain âge; c’est un effort dont on n’est pas toujours capable. Et comme on rougit de s’avouer à soi-même son parti pris d’indolence, on le cache sous de beaux mots à l’aide desquels on cherche à faire illusion aux autres et à soi-même : Pamour du grand art, le réspect des chefs-d’œuvre consacrés, la dignité de la maison, etc., etc.
Il n’est donc pas étrange que les comédiens, livrés à eux-mêmes, s’obstinent aux routes battues, qu’ils aient peur de s'engager dans les voies nouvelles, qui leur semblent hasardeuses, qui effraient leur goût timoré. C’est le contraire qui devait surprendre. Est-il étrange, en revanche, qu’un homme, choisi par le souverain, parmi les gens en vue, soit plutôt dans le courant des idées contemporaines, qu’il apporte un esprit plus dégagé des préjugés classiques et que son premier soin soit d'ouvrir au souffle du jour les fenêtres sévèrement fermées de la Comédie ?
Son honneur à lui, c’est précisément de chercher du nouveau, d’en trouver, et de le mettre en lumière. Comme il est, la plupart du temps, homme de lettres ou artiste, ou encore, si vous aimez mieux, homme du monde, mais homme du monde répandu, jouissant d’une certaine notoriété, — car on ne peut choisir le premier venu pour un poste aussi considérable, —il a dans la jeune génération des amis qu'il admire, dont il partage les idées.et les goûts, qu’il
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CONSTITUTION ET FONCTIONNEMENT. 229 Le
tient à faire applaudir. C’est lui qui, en arrivant, bouscule la routine, secoue la paresse et les préjugés de messieurs les comédiens, et les force à regarder vers l’avenir. Il est donc tout naturel qu’une période où s’est affaiblie l’action du pouvoir monarchique soit, dans l’histoire de la Comédie- Française, marquée par le goût du vieux en art, par une excessive répugnance aux essais d’un nouvel art. É
Eh bien ! mais, et le public, ce public dont je vous parlais tout à l’heure comme du souverain arbitre, départa- 4 geant les deux pouvoirs, et imposant sa volonté suprême TI] ne disait donc rien, le public ? Il se laissait donc faire ? On lui servait des vieïlleries et il ne réclamait donc point?
Mon Dieu! non, il ne réclamait point. Et la raison en est simple, c’est qu'il avait quitté la Comédie-Française. À S'il réclamait, ce n’était que par son absence. On parle toujours des maigres-recettes que faisait la Comédie-Française à cette époque, où jamais il n’y eut une si merveil- Fe leuse réunion d'acteurs de premier ordre, et l’on s’en scan- ; dalise. L
Comment cela se faisait-il? La bourgeoisie de cette #3 époque était pourtant beaucoup plus amoureuse de lettres, beaucoup plus instruite que la nôtre. Eh bien! les chefsd'œuvre du répertoire qui, aujourd’hui, joués par des acteurs de second plan, font salle comble, ne pouvaient, en ce temps-là, rassembler que trois ou quatre cents spectateurs, dont moitié ne payait pas. C’était merveille quand on atteignait les quatre chiffres. Oui, l’on ne faisait pas mille francs avec un spectacle où jouait l’élite d’une troupe incomparable.
D'où vient que le public s'était désintéressé de la maison de Molière juste à l’heure où jamais Molière n’eut de si nombreux et siillustres interprètes ? Eh! mais, c’est que Molière était ie seul Maître que l’on fêtàt dans sa mai-
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son. Et encore ai-je tort de parler de la sorte. Car Molière est toujours jeune. Mais c'était à ses pâles successeurs que l’on faisait fête. A Molière avaient succédé les Andrieux et les Collin d’'Harleville, comme à Corneille et à Racine les Jouy et les Viennet. Les survivants de la tradition classique n'étaient plus que des ombres; et tel d’entre eux n’était plus que l'ombre d’une ombre. C’était de l’imitation à la seconde puissance.
Si le grand public avait fui, il y avait en revanche à la Comédie-Française un petit clan d’habitués, de fidèles, qui se pâmaient ou qui faisaient semblant de se pâmer à ces réductions Collas du classique. C’étaient pourtant des gens de goût; ils se connaissaient aux choses du théâtre, ils avaient vu les acteurs du temps passé, et ils prenaient plaisir à former de leur approbation délicate, de leurs conseils éclairés, ceux du temps présent. Ils venaient tous les soirs à l’orchestre, et lorsque le comédien, entrant en scène, apercevait ces longues rangées de crânes chauves eb luisants, sur lesquels se reflétaient les feux du lustre, il était saisi d’un saint tremblement. J’ai vu dans ma jeunesse les derniers et rares débris de ce cénacle, rentrés aujourd’hui dans la catégorie des fossiles.
J’ai causé avec quelques-uns d’entre eux; c’étaient des esprits chagrins, mais ils abondaïent en souvenirs ; c’est dans leur conversation que j'ai puisé le peu que je sais du théâtre de cette époque. Ils l’aimaient, mais d’un amour étroit et exclusif.
IT était naturel que ce grand ébranlement de la Révolution française, suivi de cette magnifique épopée impériale, eût son contre-coup dans les lettres et au théâtre ; qu’auteurs et artistes apportassent à des générations renouvelées par ces
prodigieux événements des forces nouvelles de penser et de sentir.
Cette vérité, si simple cependant, ne pouvait entrer dans ces cervelles, irrémédiablement closes. Il n'y à rien, vous le savez sans doute, de si tenace qu’un goût littéraire. Ces messieurs es habitués (comme on disait alors) avaient dès leur enfance admiré, de gré ou de force, la tragédie classique et la grande comédie en vers, dont le Misanthrope et les Femmes savantes sont les modèles les plus achevés. Ils ne souffraient qu'avec peine qu’on essayât rien en dehors de ces formes consacrées. Les épreuves que l’on en tirait pour eux
étaient de jour en jour plus pâles et plus effacées ; je crois
Bien qu’ils ne s’y amusaient guère ; mais ils n’en convenaient point. Ils se fussent plutôt fait couper la tête que de bâiller à bouche ouverte à l’Arbogaste de Viennet. [ls repoussaient de parti pris, avec horreur, toute innovation comme un scandale, et, tandis que se produisait dans la littérature cette bruyante levée. de boucliers qui a reçu le nom de période romantique, ils entendaient que la Comédie-Française, qui, livrée à elle-même, ne demandait pas mieux, demeurât obstinément fermée à l’art nouveau, ou, s’il arrivait à en forcer la porte, ils se chargeaient de l’en expulser à grands coups de sifflet; et le lendemain, satisfaits de l'exécution, ils venaient se rendormir loyalement aux alexandrins des imitateurs de Campistron, lequel avait lui-même imité Racine.
Étonnez-vous, après cela, que le grand publie, le public vivant eb grouillant des nouvelles couches sociales, se fût désintéressé de la Comédie-Française. Il avait si bien pris en haine les derniers copistes de Racine et de Corneille qu’il avait fini par se dégoûter des maîtres eux-mêmes, J'ai vu, de mes yeux vu, du temps que j'étais au collège, entre 1840 et 1848, des représentations d'œuvres classiques, jouées par un ensemble de comédiens éminents, et tels que nous ne possédons pas leurs pareils à cette heure ;
nous nous trouvions une cinquantaine au parterre, où les places ne coûtaient pourtant que quarante-quatre sous ; les loges vides n’offraient aux yeux que de vastes trous noirs; l'orchestre seul était à peu près garni; c’étaient là que se rendaient les habitués, ces fameux habitués, qui avaient presque tous leurs entrées, j'imagine.
Si la Comédie-Française n’eût pas été subventionnée, si elle n’eût pas été, comme l’Académie, une institution d'État, ayant dans le passé de si fortes racines, elle se fût dissoute à cette époque, car elle ne faisait point ses frais, et chacun des sociétaires aurait individuellement gagné davantage à s'engager dans un autre théâtre; mais il était retenu par l'honneur d’appartenir à une institution nationale, à la maison de Molière, et par la certitude d’une retraite régulièrement payée à la fin de sa carrière.
Il y a, quand on lit l’histoire de ces années de vaches maigres, une objection qui se présente naturellement à l'esprit. Comment cela est-il possible? Les comédiens auraient été avertis par le plus éloquent des conseillers, par l'intérêt personnel, qu’ils faisaient fausse route.
Eh ! oui, sans doute, ils l’étaient ; mais ils se bouchaïent les oreilles à ses avertissements. Est-ce donc la première fois que le préjugé ou la vanité ont parlé plus haut que Pintérêt ? Sans compter que les comédiens, en voyant tomber à rien le chiffre de leurs recettes, ne s’en prenaient pas à eux, à leur système, de cette décroissance progressive, ils préféraient accuser la perversion du goût public, ils se faisaient honneur de ne pas céder à des exigences qu'ils tenaient pour déraisonnables, pour attentatoires à la majesté de la maison. Ils se drapaient dans leur manteau troué. Ils se piquaient de sacrifier une vile question de gros sous au souci de l’art, du grand art.
C’est ce qui fit que les portes du théâtre opposèrent une telle résistance aux assauts du romantisme. Et il n’est pas bien sûr que les Dumas et les Hugo eussent jamais pénétré dans la place s'ils n’avaient eu la complicité, encore que timide et hésitante, du commissaire royal.
Nous voyons, par les mémoires de Dumas père, par les récits qui nous ont été faits des premières années de Hugo, qu'ils avaient contre eux la défiance du sociétaire ; qu’ils se sont tout le temps heurtés contre son mauvais vouloir. C'était le représentant du souverain qui était obligé de forcer la main aux comédiens.
Inele faisait qu'avec bien des ménagements. C’est d’abord que le principe républicain avait pris, grâce à la faiblesse de l’autre partie, une influence prépondérante, c’est aussi que le commissaire royal, quel qu’il fût, ne pouvait que refléter le goût du roi. :
Le roi, et probablement ses meilleurs ministres, n’allaient pas en théâtre au delà de Casimir Delavigne, en peinture au delà de Vernet et de Delaroche. Ils aimaient ou croyaient aimer (c’est tout un en art) Andrieux, Alexandre Duval, Collin d'Harleville, Viennet, et futti quanti. L'homme qui portait leurs volontés à la Comédie-Française n'avait donc pas qualité pour donner un grand coup de barre, et orienter la barque dans le sens d’une autre littérature.
T'elles sont lesraisons qui expliquent ce phénomène, autrement inexplicable, d’un théâtre où les meilleurs comédiens du monde jouaient des pièces réputées chefs-d’œuvre sans jamais faire le sou, que par exception, quand ils rencontraient la bonne fortune d’une Rachel. C’est que l'élément monarchique avait abdiqué et que l'élément monarchique, c'était l'élément du progrès. C’était le pouvoir absolu, comme il arrive souvent en art, qui avait le sens de l’avenir,
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qui était, pour tout dire d’un mot, révolutionnaire. Ce mot vous choque? Fabriquons un barbarisme, disons : évolutionnaire, et n’en parlons plus.
La Révolution de 1848 ne fit qu'aggraver les choses. Ce n’était pas au moment où la République venait d’être proclamée à l'Hôtel de Ville que l’élément républicain risquait d’être éliminé de la Comédie-Française. Je ne sais au juste si le représentant de l'autorité près du théâtre fut supprimé de nom. Il est certain que, de fait, il fut annihilé : les comédiens se gouvernèrent eux-mêmes, eb la maison de Molière ne tarda pas à ressembler à la cour du roi Pétaud.
Il paraît que c'était un horrible désordre; la situation allait s’aggravant et les recettes baissant tous les jours. On faisait 200 francs avec telle pièce où jouaient à la fois Samson, Reonier, Augustine Brohan et M"° Allan-Des= préaux. I] fallait trouver un remède à la situation. I] n’y en avait pas d'autre que de restaurer, à côté de l’élément républicain, le pouvoir monarchique. Le prince-président nomma M. Arsène Houssaye administrateur général.
Loi, les documents abondent. M. Arsène Houssaye a conté, dans le second volume de ses Confessions, ses débuts à la direction du Théâtre-Français. Le troisième volume est sous presse ; mais M. Arsène Houssaye en a mis obligeamment les bonnes feuilles à ma disposition. Je compte parcourir avec vous cette curieuse histoire.
99 juin 1885.
ARSÈNE HOUSSAYE C'était en 1849. L'élément républicain avait pris le dessus à la Comédie-Française; il avait annihilé le pouvoir
royal. [l s'agissait de restaurer ce dernier, en rentrant dans
les termes du décret de Moscou. Le prince-président avait, sur la présentation de M"° Rachel, nommé M. Arsène Hous-
saye, qui avait, aux yeux de bien des gens, le tort d'être
jeune et poète.
« Je fus, conte M. Arsène Houssaye, présenté au prince
Louis-Napoléon.. Il m’exprima de sa voix de basse-taille, qui contrastait avec sa physionomie réveuse, la volonté bien accentuée de rendre au Théâtre-Français toute sa splendeur et toutes ses tragédies. Il connaissait à fond la constitution du Théâtre-Français ; il ne voulait pas toucher
au décret de Moscou, l’arche sainte, mais il voulait que la
république autoritaire y succédât à la république parlementaire. M. de Persigny me demanda si j'étais décidé à tenir tête à messieurs les comédiens ordinaires du roi, qui
ne voulaient plus de roi ; qui parlementaient si bien toute
la journée qu’ils n’avaient plus de verve pour le soir ; qui
administraient si bien leur maison que les recettes tombaient à des chiffres comiques ou tragiques selon le point de vue. »
On avait fait une fois dans l’année cinquante-trois francs de recette. C’était l'été. Mais, maintenant qu'on est à l’automne, dit le commandant Fleury, on va jusqu’à cent cinquante-trois francs.
M. Houssaye était nommé; mais les comédiens entendaient rester maîtres chez eux ; ils avaient, de leur côté, élu un administrateur, et mis en mouvement les huissiers. C’était la guerre, une guerre ouverte, entre les deux éléments : ” l'élément républicain et l'élément autoritaire.
M. Houssaye avait affaire à forte partie, etil ne se sentait pas très soutenu par le pouvoir. M. Barrot, le ministre des beaux-arts, lui avait dit en lui remettant sa nomination :
— Vous allez commencer la guerre, tirez-vous de là comme vous pourrez, vous êtes directeur absolu, jusqu'au jour où vous ferez une bêtise.
M. Arsène Houssaye conte fort gaiement que, s'étant présenté le soir au contrôle, on lui refusa de le laisser entrer.
Il était avec M'° Rachel, que les comédiens en république avaient également mise à l’index ; ils prirent au bureau une loge d’avant-scène qu'ils payèrent,
Il n’y avait pas un chat dans la salle ; on jouait le Burbier de Séville, et l’'Aventurière. Les deux possesseurs de la loge se mirent en devoir d'écouter :
— Quel dommage ! dit tout à coup Rachel; voyez comme ces gens-là jouent bien !
— Oui, mais voyez comme tout est gris et froid autour d'eux. Il faut plus de couleur dans la mise en scène, plus de lumière dans la salle.
L’ouvreuse se présenta, apportant un programme :
— Jé serais curieuse de savoir le chiffre de la recette ? dit Rachel.
— Ah! mademoiselle, ça n’est pas riche : Cent soixantetrois francs !
— Cent soixante-trois francs ! reprit-elle ; c’est un théâtre perdu. Comment ferons-nous pour le sauver ?
Et le directeur #7 partibus de répondre :
— C’est bien simple. Demain, j’augmenterai le prix des places.
L’anecdote est arrangée sans doute, — quelle est l’anecdote qui ne l’est pas un peu ? — mais le fond doit être vrai; et elle est bien typique. |
Oui, comme le disait Rachel, les comédiens jouaient fort bien, c’étaient d’incomparables artistes. Mais ça sentait le vieux autour de leur maison. Le public, je parle du grand, du vrai, avait pris l'habitude de s’y ennuyer, et n’y venait plus. On y respirait une odeur de moisi. Il fallait ouvrir les fenêtres. Il n’y avait, pour le faire, qu’un homme jeune, hardi, qui fit profession de ne pas craindre les courants d’air.
Les comédiens s'étaient attardés au répertoire des Campistron et des Collin d’Harleville. I] fallait que le nouveau directeur rompit avec ces habitudes, qu'il fit accueil à la jeune littérature, qu’il renouvelât l’art.
M. Arsène Houssaye s'était, le lendemain de la fameuse soirée, trouvé aux prises avec l’administrateur nommé par le comité, M. Sevestre. Il l'avait forcé de quitter la place.
« À mon tour je fis le répertoire...
» Faire le répertoire, c’est dresser la liste des pièces qui devront être jouées dans la semaine du lundi au lundi.
» Je fis le répertoire. Je crois que ce n’était pas tout à fait le même que celui de l’autre directeur, Je remplaçai par Alfred de Musset M. de Wailly, qui, le soir même, vint me trouver furieux, et me dit pour premières paroles :
» — Monsieur le directeur, puisque vous me prenez ma vie, prenez ma tête.
FPE RER NUE
Eden Es = et ble | ne re 2
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