‹ La critique littéraire au dix-neuvième siècle [microforme]Chapitre 14 sur 68 · Hist, de la Litt., II · texte numérisé non relu

Hist, de la Litt., II

NISARD, SAINT-MARC GIRARDIN, etc. 95 Te os RE OT €

Voilà les procédés généraux du rl« sicisme. Quant aux moyens d'expression dont ces .:tocédés ont besoin pour contenir la pensée, ils étaient fournis au dix-septième siècle Par cette langue française que l'esprit avait faite à son image, et en qui se retrouvaient donc toutes ses larges et puissantes harmonies, Langue qui est alors la plus prop:e à rendr, les idées générales, qui se plie aux abstractions avec toute la facilité qu’elle mettra plus tard à dessiner et à peindre, mais qui, de préférence, emplit ses mots de la lumière des idées.

Elle est si bien faite, cette langue française, pour l'idée et pour la communication des idées, que le jour ou elle trouva ses formes classiques — ce fut vers 1630, au moment où Balzac disciplina la prose—

elle s’appliqua à régler surtout l’ordre de ses proposi-

tions, à les faire se suivre, s’enchaîner, se construire en périodes. La langue française, avec Balzac, qui fut son professeur de rhétorique, se fit oratoire. Le mot “ éloquence ” fut le seul, au commencement de l’époque classique, qui pût caractériser exactement la langue aussi bien que l’esprit français. : Et

l'éloquence n’est-elle Pas, avant tout, l’art de per-

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