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Cours, I, p

104 LA CRITIQUE LITTÉRAIRE AU XIXe SIÈCLE

sous le ciel oriental : “ Mon père, je veux vous convaincre par une dernière parole : rien n’est plus doux pour les mortels que de voir le jour ; personne ne souhaite la nuit des enfers ; c’est folie que de vouloir mourir...” :

L’Iphigénie de Racine est plus résignée encore que celle d’Euripide. , Et Saint-Marc Girardin voit dans cette dignité plus grande devant la mort un effet de la vertu du christianisme. Il cite les beaux couplets de Racine, et il ajoute: “ Peut-être me trompéje ; mais, dans cette supplication modeste et réservée, je sens la vierge chrétienne qui craint de montrer trop d’attachement aux joies de la vie, et la martyre qui s'efforce de mourir sans regret.” ?

Que fera le théâtre moderne de ce sentiment très légitime de l’amour de la vie? Comment mourront sur la scène ses victimes de toutes sortes de passions moins nobles que l’amour de la patrie ?

Victor Hugo venait justement de répondre à cette interrogation, en donnant au théâtre romantique Angelo. Angelo, tyran de Padoue, annonce à sa

femme, dont le cœur est infidèle, qu’elle va mourir.

KEY 1. Cours, I, p. 23-25.

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