ER QE
phique, il fallait bien que quelqu'un ou quelquesuns, parmi les critiques, se fissent les gardiens traditionnels de la morale, eussent le courage de dénoncer les hardiesses du libertinage et de la débauche littéraire. Armand de Pontmartin fut de ceux-là, et pendant près d’un demi-siècle, il lutta contre le mal intellectuel envahissant, et contre la pornographie des réalistes et des naturalistes. Il s’attaqua surtoue aux chefs de ces deux écoles, Balzac et Émile Zola. Émile Zola, qui eut autrement d’audace que Balzac, et qui transforma le roman en un mauvais lieu littéraire, fut l’objet d'articles vigoureux, cinglants, qui le firent bondir sous le fouet du critique. Une querelle s’engagea, dont on retrouve l'écho dans le premier volume des Souvenirs d’un P:utmartin y a des mots aigus et cruels pour Zola.
Il y parle de ces livres qui ne sentent pas bon, qu’on n'ose colporter en public, qu’on lit, non pas sous le manteau, mais sous l’éventail.: Et Zola ayant fait allusion à sa gloire, triomphante avec les libertés républicaines, pendant que restaient opprimées sous la défaite les causes littéraires, religieuses et