Études critiques, Ge série, p
TAINE ET BRUNETIÈRE 173 — Sd ee
nevas. * Ce fut en 1994, le cours professé en Sorbanne, où l’on ne Put trouver de salle assez grande pour contenir les auditeurs qu'attirait l’éloquence — alors si puissante — du conférencier. Et ce furent tant de discours, et tant de conférences, Prononcées ici où là, à Paris ou en Province, et dont l’une d’entre elles que j'entendis à Paris, montrait de façon presque pa-
radoxale, dans l’orateur sublime des Sermons, le plus grand poète lyrique de la France.
On a pu dire avec raison que c’est Bossuet qui apprit à Brunetière la vertu du christianisme, la logique du dogme catholique, et qui le mit “ sur les chemins de la croyance ”. Pascal, avec les phrases courtes, pleines, ramassées, affirmatives de ses Pensées, avait bien posé devant l'esprit de Brunetière, la question inévitable de la croyance et de l'éternité. ‘ Mais pour les Pensées, écrivait.il déjà en 1885, quelle qu’en soit la valeur comme apologie du christianisme, le probième qu’y agite l’âme passionnée de Pascal, n’a pas cessé d’être celui qu’il faut que tout être qui pense aborde. discute et résolve une fois au moins dans se vie, ”
Le problème s'était posé de bonne heure sans