‹ La critique littéraire au dix-neuvième siècle [microforme]Chapitre 41 sur 68 · Cf. Bossuet, par Brunetière, Recueil posthume · texte numérisé non relu

Cf. Bossuet, par Brunetière, Recueil posthume

174 LA CRITIQUE LITPÉRAIRE AU XIXe SIÈCLE

doute à l’esprit de Brunetière. Mais l’Université irréligieuse, à laquelle il avait demandé son éducation, avait versé en son esprit trop d’erreurs et trop de préjugés pour qu’il ne lui fôt pas difficile de s’en dépouiller. Le positivisme qui avait séduit Brunetière, comme tant d’autres de sa génération, l’éloignait plutôt alors de la foi catholique : et ce ne fut vraiment que par un ingénieux et puissant effort de pensée que, songeant plus tard à raconter les étapes de sa conversion, de sa marche “‘ sur les chemins de la croyance ”, il consacra le premier volume à l’utilisation catholique du positivisme.

L'étude, et aussi sans doute tant de prières qui furent faites pour cette conversion, amenèrent peu à peu Brunetière à la conclusion logique où s'était évanoui le scepticisme de Pascal, où avait triomphé le génie de Bossuet. Et un jour, le 19 novembre 1898, au VIIle congrès de la Jeunesse catholique, tenu à Besançon, Brunetière disait à une foule qui l’acclama : “ Plus j'ai étudié, plus j'ai vu, plus j'ai vécu, plus j’ai franchi les épreuves si nombreu:es du temps présent, et plus je me suis dit catholique, avec plus d’autorité et de conviction que jamais. ” :

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