Les Contemporains, X, 205 et suiv
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JULES LEMAITRE, LE PÈRE LONGHAYE, etc. 191
Et vous êtes ému en lisant ces pages ; et vous croyez que Jules Lemaître a aperçu l’inanité du dilettantisme, et qu’il n’admet pas que la religion ne puisse être, comme dit Renan, qu’une poésie ou une création de la conscience ; et vous pensez que d’avoir éprouvé tout cela va ramener vers les certitudes chrétiennes le jeune curieux qui fut s’asseoir une heure au pied de la chaire de Renan? Mais non. Tournez la page ; et vous lirez en prose fluide et subtile la justification des joies de Renan, et vous apprendrez que “ si le monde est affligeant comme ‘nigme, il est encore assez divertissant comme « .ctacle ” ; que M. Renan est “ un des compères les plus origiaux et les plus fins de l’éternelle féerie ”, et que “vraiment le monde serait plus ennuyeux si M. Renan n’y était pas. ” :
Et vous avez là Jules Lemaître, tel qu’il fut et voulut paraître une grande partie de sa vie. Et cet article montre et définit assez bien, par un exemple, ce que sera le plus souvent sa critique littéraire. Il ne s’inquiètera pas de la portée doctrinale, ni morale, d’une œuvre ou d’un livre ; il s’occupera uniquement de raconter, de décrire des impressions et de les expli-