CICERON ADMIRE L'HARMONIE ET LA BEAUTE DE L'UNIVERS
Cicéron admire l'harmonie el la beauté de Vunivers. Existence d'une nature parfaite et éternelle. Religion du sentiment.
Cicéron termine sa critique de la divination en témoignant de son admiration pour la majesté et l'harmonie de l'univers et en se montrant philosophe incrédule, opposé au stoïcisme et démontrant que la divination est une source d'erreurs préjudiciables à notre repos : « Nani, ut vero loquamiir, superstitio fusa per génies oppressit omnium fere animos atque hominum imhecillitatem occupavit » (i). Cicéron assiste à l'ordre imposant, à l'harmonie dans lesquels se déroulent les phénomènes de la nature ; c'est l'univers même que reflète sa haute intelligence qui s'élève au-dessus du vulgaire et s'efforce de saisir la vérité absolue. Il s'est li-
(i) De Divinatione II. 72. -=
béré des préjugés dans lesquels ses contemporains restent enlisés, et souffre des superstitions dont il les sent les esclaves et s'il combat une religion qui lui semble fausse et indigne de sa raison, c'est pour leur rendre service : pour lui il se borne à admirer l'imposante beauté, l'ordre qui régnent dans la nature qu'il sent éternelle et parfaite et suffisant à expliquer tous les mystères en dehors des Dieux de sa patrie, pour lui il croit à une force naturelle dont nous descendons ; il y croit sans savoir exactement ce qu'elle est et sans qu'il lui paraisse possible de la déterminer ; c'est elle dont il va traiter dans son troisième ouvrage.