‹ La critique religieuse chez Cicéron [microform]Chapitre 12 sur 68 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

seignaienl leur doctrine et Ton doit supposer que, si dès Tenfance, son intelligence reçut l'empreinte de ces maîtres, sa jeunesse et son âge mûr se passèrent dans une société épicurienne avec laquelle il eut les meilleurs rapports.

Ses amis les plus intimes furent des épicuriens de cœur et de sang : Atticus, Velléius, Trébalius et Torquatus. Quoiqu'il restât toute sa vie académicien réfléchi, il conserva toujours sous l'influence de ses maîtres en philosophie et de ses amis, des sentiments d'admiration pour l'épicurisme ; une fois même, en tant qu'homme d'Etat défendant la cause générale du pays, il se laissa aller jusqu'à montrer ouvertement ses sympathies et ses préférences pour cette doctrine.

Il se permit en effet de l'admirer en public, bien qu'elle fût en désaccord absolu avec sa tactique d'homme politique qui lui faisait comprendre qu'elle l'aurait empêché de se consacrer au bien général. On trouvera les détails de cet acte de franchise de Cicéron dans son discours contre Pison oii il se déclare ouvertement pour Epicure.

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