‹ La critique religieuse chez Cicéron [microform]Chapitre 41 sur 68 · DE L'UNIVERS · texte numérisé non relu

DE L'UNIVERS

Cicéron admire Iharmonie et la beauté de Vunivers. Existence dhme nature parfaite et éternelle. Religion du sentiment.

béré (les préjugés dans lesquels ses contemporains restent enlisés, et souffre des superstitions dont il les sent les esclaves et s'il combat une religion qui lui semble fausse et indigne de sa raison, c'est pour leur rendre service : pour lui il se borne à admirer l'imposante beauté, l'ordre qui régnent dans la nature qu'il sent éternelle et parfaite et suffisant à expliquer tous les mystères en dehors des Dieux de sa patrie, pour lui il croit à une force naturelle dont nous descendons ; il y croit sans savoir exactement ce qu'elle est et sans qu'il lui paraisse possible de la déterminer ; c'est elle dont il va traiter dans son troisième ouvrage.

Cicéron termine sa critique de la divination en témoignant de son admiration pour la majesté et l'harmonie de l'univers et en se montrant philosophe incrédule, opposé au stoïcisme et démontrant que la divination est une source d'erreurs préjudiciables à notre repos : uNam, ut vero loqaamnr, superstitio fusa pev gcntes oppressit omnium fere animos atque hominum imbecillitatem occupavit )) (i). Cicéron assiste à l'ordre imposant, à l'harmonie dans lesquels se déroulent les phénomènes de la nature ; c'est l'univers même que reflète sa haute intelligence qui s'élève au-dessus du vulgaire et s'efforce de saisir la vérité absolue. Il s'est li-

(i) De Divinatione II. 72.

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