‹ La critique religieuse chez Cicéron [microform]Chapitre 44 sur 68 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

in porticu Pompei potins quam in canipo anibulemas ? tecam qaani cum alio ? Idibus potius qiiani Kalendis ? Ut igitar ad qiiasdani res natura loci pevtinet aliqiiid, ad quasdam autem nihil, sic astrorum adfectio valeat, si vis, ad qaasdam reSy ad omnes cette non valebit » (i).

Selon Chrysippe la nature humaine est très variée ; chaque être a ses goûts, ses prédispositions fixées à l'avance par la destinée : « .4^ enini, quoniani in naturis hominani dissimilitudines sant, ut alios dulcia, alios subaniara délectent, alii libidinosi, alii iracundi aiit cmdeles aut superbi sint, alii talibus vitiis abhorreant : quoniani igitur, inquit, tantum natura a natura distat, quid niinwi est lias dissimilitudines ex differentibus causis esse factas » (2).

Cicéron réfute cette thèse ; il admet bien une certaine influence de climats ou de pays sur la formation de nos caractères individuels, mais cette influence est restreinte, et le caractère peut être corrigé et amélioré par notre volonté si nous savons résister aux penchants que nous tenons de la nature : « Si alii ad alia propensiores sunt propter causas naturales et antécédentes, idcirco etiani nostrarum voluntatum atque adpetitionuni sunt causae naturales et antecedentes » (3) .

11 en cite des exemples : des hommes vicieux ont pu se corriger soit par leur éducation, soit par leur volonté. « Haec ex naturalibus causis vitia nasci possunt, extirpari autem et funditus tolli, ut is ipse, nui ad ea propensus fuerit, a

tantis vitiis avocetur, non est id positum in naturalibus causis, sed in voluntate, studioy disciplina » (i).

Si Ion admet une suite de causes éternellement enchaînées les unes aux autres, on dépouille l'homme de son libre arbitre, on en fait l'esclave du destin.

(i) De Fato. A.

(a) ibid. 4- (3) ibid. 5.

(i) De Fato. 5.

Page 1