‹ La critique religieuse chez Cicéron [microform]Chapitre 46 sur 68 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

d'à coups et d'expériences que la nature multiplie mais sans plan et sans méthode. Par suite on admet que la plupart de ces tentatives initiales aient abouti à un échec, et que bien peu aient atteint d'emblée à la perfection.

Contre ceux qui lui reprochaient la faiblesse de sa théorie sur les atomes, Lucrèce s'appuyait sur les principes de sa Cosmogonie ; d'innombrables atomes errant dans l'immensité du vide, s'approchant les uns des autres, se soudant pour former les diverses parties de l'univers et arrivant à la perfection après une suite de tentatives et d'échecs.

Rien ne nous montre que Cicéron accepte ces théories de Lucrèce sur la formation des mondes et des êtres et sur l'affranchissement de l'àme humaine. Nous savons toutefois que Cicéron oppose à cette doctrine issue de la philosophie d'Epicure les arguments de Carnéade : « Acatius Carneades, qui docchat, posse Epicareos suam causam sine hac commenticia declinatione defendere. Nam ciim docerent esse posse qaendam animi inotum voluntariiimy id fuit defendi melius quam introducere declinationem, cuius praesertim causam reperire non possuni » (i).

(i) De Fato. XL

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