LE LIBRE ARBITRE ET UAME SELON CICERON
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IV°
Raison humaine.
Négation du fatalisme. La volonté humaine est un guide.
Sources de la liberté humaine : volonté.
Imprécision de la pensée de Cicéron sur lame Jiumaine.
Insuffisance des arguments de Cicéron sur le libre arbitre.^
I.) Cicéron avait sur les hommes, leurs actions et leur intelliorence des opinions radicales. Il pensait que la vie intellectuelle de riiomme ne dépend pas de forces extraordinaires ou divines ; il afïîrmait qu'elle est tout humaine.
Nous trouvons chez Cotta une remarque bien intéressante : il dit dans le « De natura deorum » que la raison humaine est seulement ébauchée et qu'il n'y a qu'un petit nombre d'hommes possédant une raison juste et bien réglée.
II.) Cicéron donne la préférence à la volonté humaine sur la fatalité physique dans la formation du caractère humain. Il admet l'influence des climats, des pays sur rhomme, mais ce n'est point une fatalité : « vis est milla
jatalis ». Cette influence peut être modifiée par la volonté de l'homme s'il résiste aux penchants naturels qui lui sont attribués par la nature.
L'homme est donc, d'après Cicéron un être qui agit selon ses désirs et qui possède l'entière responsabilité de ses actes. Sa volonté le dirige et le retient ; cette volonté humaine est indépendante des causes physiques et fatales qui nous déterminent.
Cicéron comprenait bien que la nécessité de l'action exige que la pensée humaine soit libre et indépendante des forces divines. Cela se sent dans ses traités sur la divination et le destin, où il a sacrifié la fatalité à la liberté humaine. L*esprit, la raison y sont placés au-dessus de tout ; ce sont eux qui dominent nos actions et nous guident.
III.) Mais où cette liberté humaine puise-t-elle son indépendance ? Ce n'est pas dans la théorie de la déclinaison d'Epicure. Quoique cette conception de la formation du monde ait pour but d'affranchir l'homme du fatalisme et de lui garantir la liberté dont il a besoin pour agir, et bien que Cicéron préfère au fatalisme des stoïciens le libre arbitre des épicuriens, sa philosophie de la liberté est cependant différente de la leur : selon lui, la liberté s'explique par les lois naturelles et c'est dans la nature que la liberté puise sa puissance.
Nous avons vu précédemment que pour Cicéron la déclinaison des atomes n'est pas la cause nécessaire et suffisante de leurs mouvements et de leur rencontre. Comme académicien il estimait que la volonté, le désir sont des causes suffisantes pour expliquer le mouvement ou le rapprochement dans la formation des corps et des êtres : « motus
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