‹ La critique religieuse chez Cicéron [microform]Chapitre 57 sur 68 · MORALE DE CICERON · texte numérisé non relu

MORALE DE CICERON

iv°.

Morale personnelle.

Honnêteté.

Actions personnelles. Vie sociale conforme à la nature individuelle.

Subordination des inslincts et des sentiments à la raison.

1.) Les opinions de Cicéron sur la morale et la conduite s'écartent en plus d'un point de la doctrine des stoïciens. Ceux-ci plaçaient la sagesse très au-dessus des hommes ordinaires ; s'efforcer de vivre en sages était leur règle de conduite, car le sage seul est bon. Ils recommandaient de vivre conformément aux lois de la nature.

Cicéron soutient que chacun doit tenir compte dans son existence de sa nature personnelle, et la comprendre à son point de vue individuel à condition de ne pas se mettre en opposition avec les lois générales de la nature humaine. H. Ritter nous dit : « H s'en tient plutôt tout simplement à ce que les natures des hommes doivent être distinctes les unes des autres par des caractères propres, et en consé-

quence de cette différence originelle, chacun a aussi son rôle particulier à jouer dans le monde s'il veut avoir une vie réglée et ne pas tomber dans une imitation ridicule » (i).

En résumé, Cicéron pose le précepte que chacun doit choisir un genre de vie conforme à sa nature et personnel, il ajoute que seul est bon ce qui est honnête.

II.) Par honnêteté le philosophe entend ce qui est digne d'éloge, en accord avec la situation et les relations avec les semblables ; tout ce qui est bon, agréable et méritoire à autrui (2).

III.) Chacun dans ses actions doit respecter la liberté des autres hommes, éviter tout ce qui peut les choquer, chercher à comprendre leur opinion sur lui-même (3). Il faut s'efforcer, déclare-t-il de mériter non seulement l'assentiment du peuple, mais encore l'approbation de la conscience de chacun (4). Il recommande de tenir compte dans l'action de la nature propre d'autrui.

IV.) Mais que les penchants naturels de l'homme soient moraux et vertueux, les tendances naturelles de l'âme doivent se soumettre à la raison. Le premier rôle dans la nature humaine appartient à l'âme ; mais la raison seule a la vertu. Donc, dans l'âme, le premier rang est à la raison qui est formée par la volonté humaine. Tout dans la nature doit se soumettre à la raison, mais on doit suivre dans les actions morales une raison vraisemblable.

(i) De off. I. 3.

(a) De off. I. 35.

(3) ib. I. 27.

(4) Tusc. II. 26,

LA DOCTRINE DE CICERON

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