‹ La Croatie et la Confēdēration italienneChapitre 15 sur 101 · ld., I. c. V.Th., p · texte numérisé non relu

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l'inviolabilité des tbaitks.

avait tenté sans succès en subjuguant la Croatie et en l'incorporant à ses États magyares ; mais il ne fut pas plus heureux que son prédécesseur. Au lieu de combattre les Turcs, il tourna donc ses armes contre les Croates, comme s'il se fût proposé de renverser lui-même cette nation généreuse qui servait de rempart à la civilisation. Effectivement, se trouvant affaiblie par cette agression coupable, elle ne fut pas assez forte pour résister à l'invasion musulmane de 1^66. Les Osmanlis inondèrent non-seulement nos provinces , mais encore celles de l'Autriche dites provinces allemandes, jusqu'aux frontières de l'Italie, et réduisirent la première fois quinze mille prisonniers chrétiens à l'état d'esclavage'. Considéré sous le rapport civilisateur, le but du roi Mathias était d'autant plus fatal, qu'il allait être pleinement atteint au profit de la barbarie, en 1479, alors que les Turcs, à la suite d'une nouvelle invasion, emmenaient trente mille chrétiens prisonniers et un immense butin dans les chemins de la Carinthie et de la Carniolie, si les Croates n'eussent vaincu leurs anciens vainqueurs, délivré les captifs, enlevé ce butin, et procuré même à Mathias l'occasion glorieuse de reconquérir la plus grande partie de la Bosnie (U79) 2 .

L'an d'après, les Osmanlis reparurent en Croatie et pénétrèrent jusque dans la Carinthie au mépris des traités. Un combat suprême s'engagea. Mathias Gerebic, valeureux ban de la Croatie, commandait alors des soldats ou mieux un peuple de braves qui, méprisant toute rançon, extermina ses ennemis, depuis le premier jusqu'au dernier 3 .

Après la mort de Mathias Hunyady, roi de Hongrie, la nation magyare est en proie aux divisions intestines tellement profondes qu'elles annulent sa puissance. L'ennemi se rapproche aussitôt avec l'espoir de s'emparer enfin d une proie facile à

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