‹ La Croatie et la Confēdēration italienneChapitre 18 sur 101 · ld., I. c · texte numérisé non relu

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dans ses propres États, mais encore a toute la noblesse et à toutes les villes de Hongrie qu'il appelait à une insurrection générale, il est également vrai que le ban de Croatie et l'évoque Pierre Berislaviç accourut seul avec ses Croates à sa défense, reconquirent toutes les places fortes, repoussèrent l'ennemi jusque dans ses foyers et ne terminèrent cette glorieuse campagne que lorsque Wladislaw eut conclu un armistice qui devait durer trois ans 1 .

Les Turcs ne s'éloignaient donc de ces malheureuses contrées qu'avec l'espoir de s'en rapprocher tôt ou tard, plus nombreux et surtout d'une plus heureuse manière. On se prépara, de part et d'autre, à une bataille décisive. Mais tous les efforts des barbares vinrent se briser contre les murailles des places fortes : Jajce, Skradin, Knin etKlissa les repoussèrent avec héroïsme. La lutte continua cependant, et les Turcs ne cessèrent d'envahir le territoire croate. Zvornik, forteresse d'autant plus importante qu'elle était la clef du reste de la Croatie bosniaque, tomba entre leurs mains par suite d'une coupable insouciance magyare. Dès lors, ils dirigèrent toutes leurs forces contre la Croatie. Knin, resté sans secours, finit par succomber-, et Mustapha- Pacha marcha résolument sur Sebenico, ville de la Croatie dalmatienne. Le ban Berislaviç accourut à la plus grande hâte, avec une petite phalange de braves, livrer bataille aux barbares. Ce héros, qui avait été si longtemps la terreur des Turcs, perdit la vie sur le champ de bataille de Korenica ; mais il fut noblement vengé par le vice-ban Balthasar Alapiç; car l'ennemi subit une terrible défaite (mai 1520)».

Les Hongrois, mus par leur amour-propre national, voulurent garder eux-mêmes les places fortes de Tessan, Sokol et Srcbernik que le ban Berislaviç leur avait reconquises. Aussi

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