‹ La Croatie et la Confēdēration italienneChapitre 21 sur 101 · Fessier, /. c, liv. VI, p · texte numérisé non relu

Fessier, /. c, liv. VI, p

cidentale du Danube et dans la plaine de Mohacs, qui donna son nom à une catastrophe. Les chrétiens, au nombre de vingt-six mille, se firent noblement tuer au sein d'une mêlée horrible, par les Ottomans, dont le nombre était cinq fois plus considérable ; et les destinées du roi Louis II se trouvèrent accomplies en même temps que celles de la Hongrie, désormais abandonnée aux factions féodales et aux ravages des Turcs, c'est-à-dire perdue pour la civilisation.

En effet, dès ce moment , la Hongrie changea de direction et de but. Au lieu de combattre les musulmans avec les Croates, ou mieux avec les chrétiens, ils appelèrent eux-mêmes les musulmans à combattre avec eux les chrétiens, sous prétexte de reconquérir leur indépendance nationale foulée aux pieds par les Allemands. 11 en résulta que, bien loin de s'affranchir de la domination autrichienne, ils furent obligés de se courber à la fois sous le double joug des Allemands et des Turcs. Quant à la nation croate, quoique seule désormais pour la lutte, elle se dévoua néanmoins, au risque d'être anéantie ellemême, avec une valeur et une constance sans exemple, à la défense de la chrétienté, dont le pape Clément VII crut devoir signaler l'état désastreux et les périls à tous les rois de l'Europe'.

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