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CHAPITRE VI

LUTTES DES CROATES CONTRE LES TDRCS , SOUS LES TRISTES AUSPICES DE LA MAISON DE HAPSBOURC, JUSQU'A LA PAIX DE S1STOW.

« ... 31 Juli lagerte sich Ibrahim-Pacha vor Gûus... und schloss den Plati ein. Ain 3. Tage, nach dreinmhl schon vergeblich ge.wagtem Sturme, kain aucli Solejman mit 300,000 Mann an. » «la eiiur «nsiyMiSchlacht liesse sieh entscMdm ob di« Herrtdiaft rfcr Wrft ihuen (anx chrétiens) od«r ihm gehûure... • t "Weder sie, noch ihre Seuder ha;tten fur môijUch yeltatten, dass 50 ungtlteurc McennaclU... vor dem Stsedtchen Gûnt wûrde zu Schanden werden... Dort liegt es in der Eiseuburger Gespannschaft... mit eiuer Burg... damais des edleu Zenghers Nikltts Jumshiç gcfabrvollt r Kampfpiatz fûrunsterblivhen Ihthm... Dort steht aucb das marmorne Grabmahl des Croatischen Jlelden Ju-

R1SHIÇ.

Fes&lkr, Gesch. </. U n g^ etc., VI, Th. p. 471-3.

Conformément aux stipulations arrêtées entre Louis II, roi de Hongrie et de Croatie, et Ferdinand I, archiduc d'Autriche, les Allemands avaient pris possession de toutes les forteresses croates. Cette convention magyare, dictée par un désespoir et une lâcheté inouïes, devait porter les plus détestables fruits , non-seulement des cette époque reculée , mais dans un avenir indéterminé ; car ils sont encore manifestes de nos jours, où le joug autrichien pèse d une manière également fatale et sur les Magyares et sur les Croates.

Peu de temps après la catastrophe de Mohacs, Jajce, cette clef de la Croatie que les Croates avaient si vaillamment dé-

30 l'inviolabilité des traités.

fendue pendant un siècle, tomba au pouvoir des Turcs , par suite de la couardise des Allemands 1 . Il fallut que les Croates rachetassent, par leur héroïsme, cette honte de l'Autriche, car Nicolas Jurishiç, de Zengh, accourut, avec trois cents de ses compatriotes , et sept cents autres Croates , à la défense de Gùns, place forte de la Hongrie, pour renouveler, en faveur du christianisme, les anciens prodiges que les Grecs accomplirent aux Thermopyies et à Marathon.

En effet, Solejman ayant conquis pour la deuxième fois la plus grande partie de la Hongrie et ayant déjà fait bâtir une mosquée à Bude, il se dirigeait vers l'Allemagne avec l'intention formelle d'en construire une autre à Vienne. Mais, quoiqu'il marchât à la tête de trois cent mille hommes, il suflit à Nicolas Jurishiç de ses mille Croates pour l'arrêter. Vainement le sultan livra-t-il quatorze assauts formidables au héros chrétien, il fut constamment repoussé. Contraint de lever le siège de Gùns, Solejman dut renoncer à l'expédition de Vienne et reprendre le chemin de Constantinople. Un monument de marbre a été érigé en l'honneur de Nicolas Jurishiç dans l'église de Gùns. où a été inhumé ce- héros chrétien. Il y repose à l'ombre d'un drapeau, trophée de ses victoires, qui flotte sur son tombeau 2 .

Ferdinand 1 er , roi de Hongrie et de Croatie, témoigna sa re connaissance envers la nation croate en lui envoyant Katzianer, qui était chargé de la défendre, et qui, plus tard, fut obligé de s'éloigner de Vienne pour se soustraire au dernier supplice. On sait qu'il offrit à Mohammed Jahy-Oglu de devenir renégat et de lui livrer la Croatie. Katzianer, surpris au milieu des plus viles rapines, fut tué par Zrinj, bien qu'il ne méritât de mourir que de la main du bourreau. La nation put enfin disposer elle-même de son propre sort, au sein de la diète, et les affaires prirent sur-le-champ une tournure bien différente,

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