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l'inviolabilité des traités.
bataille espérèrent se sauver en traversant les eaux de la Culpa ; mais ce fleuve engloutit la plupart des Turcs que le glaive chrétien n'avait pu faucher. Le cadavre de Hassan, ainsi que celui de plusieurs begs et douze mille Turcs furent recueillis au milieu de cette horrible moisson humaine*.
Erdôdy voulait profiter de cette victoire pour enlever aux Turcs la place forte de Pétrinja ; mais, au lieu de suivre le ban dans cette entreprise magnanime, les. Allemands désertèrent leurs drapeaux. En vain Erdôdy invoqua-t-il noblement les salutaires décisions de la diète nationale d'Agram ; en vain allégua-t-il les dangers qui en résulteraient pour les provinces allemandes elles-mêmes, rien ne put donner du courage à ces poltrons endurcis. 11 en résulta qu'au lieu de prendre la place forte de Pétrinja, on perdit celle de Sissck, que deux chanoines du chapitre d'Agram, Fabric et Gwmja, commandaient. Sommés de se rendre, ils répondirent aux barbares avec le mépris et le dédain des hommes de cœur. Ce fut le signal d'une lutte suprême; Granja et Fabric se battirent donc avec désespoir. Ils tuèrent sur le champ de bataille, dit Fessier, jusqu'à ce qu'ils fussent tués eux-mêmes pour la patrie et pour la chrétienté 2 .
Dès que le Divan apprit la déroute de Sissek, il résolut aussitôt que le grand vizir, Sinan-Pacha, quitterait Constantinople pour se mettre à la tête d'une armée de cent cinquante mille homme, irait assiéger Ofen, en Hongrie, et foulerait aux pieds la Croatie. Encore une fois, les places fortes de la Hongrie, notamment Vesprim, Palota et Gran, furent livrées aux Turcs par la pusillanimité allemande. Et comme si ce n'était pas assez que de déserter le poste du combat en face de l'ennemi, les Autrichiens se déclarèrent eux-mêmes ennemis, en voulant confisquer toutes les libertés d'un pays qu'ils n'avaient pas le courage de défendre.
La nation croate réagit avec une égale ardeur et contre les