DES TRAITÉS
Cette situation dura jusqu'au congrès de Vienne, où, suivant les stipulations séculaires qui liaient respectivement la maison de Hapsbourg- Lorraine et la nation croate, les provinces noriques auraient dû être incorporées à cette dernière pour former l'État croate universel. Toutefois, l'Autriche s'empressa aussitôt de les faire rentrer dans le giron allemand, d'où le chef légal de l'empire germanique les avait fait sortir : de sorte qu'elles ont à subir deux jougs au lieu d'un : celui de la cour de Vienne, c'est-à-dire physique et matériel, et celui de la confédération allemande, c'est-à-dire moral et national. Heureusement qu'un congrès nouveau détruira prochainement, sans doute, ce que l'ancien congrès a prétendu créer dans le monde politique, au risque de compromettre toutes ses destinées. Alors, toutes les divisions et répartitions territoriales seront diplomatiquement fondées sur le
preho EiusDEH iMPERii capiti* incuinbentes explere possimus obligationes.
« .... Cum proinde de eo prœviis motivis intime cotivicti simus : quod partes offlcii Nostri, qua supreinum imperii caput, amplius explere nequeamus, — animi noslri rectitude et dignitatis Nostrœ ratio a Nobis deposcit : ut Coronœ renunciemus....
« Quapropter vinculuh hucadusque, Nos, corpori status Romano-Germanici imperii alligans, pro soluto habemus... Nosqoe per id ab omnibus assumptis erga imperium romano-germanicum obligationibus, absolutos
C0NS1DERAMUS... »
« Hac occasione una Electores, Principes et Status, nec non omnes ad prœ fatum imperium spectantes... Ab obligationibus suis , quibus Nobis, qua legali supremo imperii capiti per constitutionem obstricti erant, — bénigne absolvimus. — Germanicas e converso provincias nostras (entre autres aussi les provinces des Croates noriques) et impériales ditiones vicissm ab omnibos obligationibus suis, quas in prœsens sub quocunqub titulo erga imperium Romano-Germanicum habuerunt, immines declaramus... n
* L'unique autorité légale et suprême en Germanie, l'empereur romain lui-même a par conséquent libéré et délié les Croates noriques de tous les liens qui les unissaient et asservissaienl à l'empire germanique; il les a donc rendus maîtres de leurs destins politiques et nationaux. Nulle autorité dans ce monde ne pouvait les soumettre derechef au joug germanique, sous quelque titre que ce fut. De sorte que le congrès de Vienne, qui prétendait constituer la liberté universelle, en les soumettant de nouveau à la domination allemande, quoiqu'ils fussent absolument libres de fait et de droit, a cousacré l'esclavage en Europe au me siècle.
l'inviolabilité des traités.
principe de l'unité des races humaines et des sociétés civiles, et l'État croate universel devra s'étendre depuis le Grand-Clocher (VeïkirZvonik) jusqu'à la Drina, depuis le Danube jusqu'à l'Albanie ; car la nature lui a tracé elle-même ses frontières naturelles, que la valeur nationale sut conquérir héroïquement, les armes à la main, sur la barbarie au profit de la civilisation.